P. [30], l. 9: de Claiekin.—Ms. A 8: du Guesclin.
P. [30], l. 13: temprement.—Ms. A 8: briefment.
P. [30], l. 24: Cordewan.—Ms. A 8: Cordoen.
P. [30], l. 26: archigaies.—Le ms. A 17 ajoute: espaphus. Fo 348.
§ [576]. Ensi se devisoient.—Ms. d’Amiens: Or vous dirons dou prince qui à l’endemain, qui fu par un venredi, se desloga de devant le Groing, et touttes ses gens ordonneement chevauchans en bataille, chacuns sire desoubs se bannierre ou se pennon, enssi que pour tantost combattre, et cheminèrent ce jour deux lieuwes. Et envoiea li prinches partout ses coureurs avant et arrierre pour savoir le verité des Espagnos, liquel se travillièrent moult pour raporter ent le certainneté. Touttesfois, li coureur dou prince chevaucièrent tant et si avant qu’il virent et trouvèrent le couvine et l’ordounnanche dou roy Henry et de toutte sen host, et en raportèrent le verité au prince et à son conseil à Navaret là où il estoit logiés, et dissent coumment li Espagnol estoient logiés ens ès bruières assés priès dou Nasares, tout seloncq le rivierre. De ces nouvelles fu li princes tous joieans, et fist segnefiier secretement tout aval son host que chacuns fuist armés et appareilliés pour partir au son des trompettes, et que nus ne chevauchast devant le pennon saint Gorge et le bannierre des marescaux, et ossi que chacuns s’avisast, confessast et adrechast à son loyal pooir, qui devotion en avoit, car à l’endemain sans faulte on se combateroit. Fo 146 vo.
P. [31], l. 14: par bataille.—Ms. A 8: par manière de bataille. Fo 282 vo.
P. [31], l. 20: couvenant.—Ms. A 8: couvine. Fo 283.
P. [31], l. 25: Nazres.—Ms. A 8: Nazares.
P. [31], l. 32: envoiiés.—Ms. A 8: commis.
§ [577]. Tout en tel manière.—Ms. d’Amiens: Tout enssi que li prinches avoit ordounnés et envoiiés ses coureurs devant pour adviser et espiier le couvenant des Espagnols, li roys Henris, d’autre part, avoit envoiiés les siens pour aprendre de l’estat dou prinche et où il estoit logiés. Si raportèrent si coureur que li prinches estoit à Navaret, et touttes ses gens logiés là et environ. De ces nouvelles fu li roys Henris moult liés et dist, puisqu’il li estoient si priès, que l’endemain il les combateroit. Et fist, dou soir, de haute heure, toutte mannière de gens soupper et aler reposer, et fist segnefiier et ordounner que, au premier son de ses trompettes, chacuns se levast et appareillast; au second son, il fuissent tout armé; au tierch son, il fuissent tout sus les camps, et à piet, tout cil qui le devoient estre; et à cheval, tout armé, chil qui ordounnet y estoient d’estre, et que nuls, sus le teste, ne se mesist devant les bannierres des marescaux. Chilz bans fu tenus. Et s’alla chacuns aisier et reposer en son logeis, boire et mengier, car il avoient assés et largement de quoy, et dormir ent qui dormir volt.