P. 215, l. 2: trouva il.—Les mss. B 2 à 4 ajoutent: le prince.

P. [215], l. 6: le captal.—Le ms. A 8 ajoute: de Beuch.

P. [215], l. 21 et 22: plus de... gens.—Ms. B 6: bien douze cens lanches, que chevaliers, que escuiers, et troi mil aultres gens. Fo 766.

P. [216], l. 13: en istance de ce que.—Ms. A 8: en entencion et. Fo 328 vo.

P. [216], l. 18: hasteement.—Mss. A 7, 8: hastivement.

P. [216], l. 21: porter.—Les mss. A 7, 8 ajoutent: grant.

P. [216], l. 21 et 22: le monicion.—Ms. A 8: l’ennortacion.

P. [216], l. 25: Donsceneue.—Mss. A 7, 8: Donsteneve.

§ [650]. Quant li contes.—Ms. d’Amiens: Quant li Englès, qui estoient logiés et espars sus les camps par villages et par hamiaux et par connestablies, chacuns sires entre ses gens, virent que li dus de Bourbon et li chevalier de France ne partiroient point de leur fort ne venroient combattre, si eurent consseil que d’envoiier Camdos le hiraut par deviers yaux pour remoustrer une partie de leur entente. Adonc Camdos, emfourmés de ses mestres et avisés quel cose il devoit dire et faire, se parti d’iaux, et chevaucha tant qu’il vint ou logeis des Franchois et par especial deviers le duc de Bourbon, qui estoit ciés de ceste chevauchie et assamblée. Se li remoustra, presens pluisseurs barons et chevaliers qui là estoient de son consseil, coumment li comtes de Cantbruge et li comtes de Pennebrucq et leurs gens s’estoient là tenu à celle entente que il quidoient que ilz dewissent yssir hors de leur clos et yaux combattre; et ou cas que ilz voroient yssir et yaux traire sour les camps, li Englès estoient appareilliet d’iaux retraire arierre et livrer pièce de terre pour combattre; et, se il avoient plus chier deviers leur costé, li Englès passeroient vollentiers oultre une petite rivierre qui là estoit, et se venroient combattre à yaux. Li dus de Bourbon respondi que il ne feroit ne l’un ne l’autre, et qu’il n’estoit mies là venus ne arestés pour lui mettre en l’ordounnanche de ses ennemis, mès il fuissent tout sceur que de là ne se partiroit il jusques adonc que il aroit son castiel de Belleperce. Donc respondi li hiraux: «Monsigneur, puisque vous ne voullés faire ne l’un ne l’autre, pour che my mestre et signeur vous segnefient de par moy que, dedens trois jours, vous verres madamme vo mère, se vous voullés, partir dou castiel et mener ent Savoie: si vous avisés sour che, et le rescoués, se vous povés.» Adonc respondi li dus de Bourbon, et dist: «Camdos, dittez à vostres mestres, se il l’enmainnent, nous le rarons, quant nous porons; mès c’est grant cruaultés et mal honnerablement guerriet quant, en guerre de roys et de signeurs, les femmes sont hors de sauvegarde.» Adonc se parti li hiraux, et s’en revint arrierre à ses mestres, et racompta bien et sagement tout ce que vous avés devant oy. Fo 166 vo.

P. [217], l. 5: endittés.—Ms. A 8: induis. Fo 328 vo.