P. [255], l. 13: l’emprende.—Ms. A 8: le prenra.

P. [255], l. 19: perceveroit.—Ms. A 8: appercevroit.

P. [255], l. 23: l’ordenance.—Mss. B 2 et A 8: l’opinion.

P. [255], l. 26: de France.—Le ms. A 17 ajoute: et prist congié du roy et s’en vint en Limozin où il conquist maint chastiel et mainte forteresce. Fo 363 vo.

P. [255], l. 26: exaucier.—Ms. B 2: essauchier. Fo 22.—Ms. A 8: avancier.

P. [255], l. 28 à 30: en ce jour.... son hoir.—Mss. A: avecques l’office pluseurs beaux dons et grans terres et revenues en heritage pour lui et pour ses hoirs.

FIN DES VARIANTES DU TOME SIXIÈME.

NOTES

CHAPITRE XCI

[1] Froissart ajoute que cet enfant naquit le jour de l’Apparition des trois Rois, qui tomba en cette année un mercredi. Cette remarque est parfaitement exacte. La fête de l’Épiphanie que l’on célèbre le 6 janvier tomba, en 1367, un mercredi. Dans le quatrième livre de ses Chroniques, Froissart a pris soin de nous dire qu’il était à Bordeaux au moment de la naissance de Richard II: «A savoir est que j’estoie en la cité de Bourdiaus, et seans à table, quant li rois Richars fu nés, liquels vint au monde par un mercredi, sur le point de dix heures.» Peu s’en fallut même que l’infatigable chroniqueur ne prit part à l’expédition d’Espagne; et s’il n’alla pas plus loin que Dax, c’est que le prince de Galles le renvoya en Angleterre auprès de la reine Philippa, à la personne de laquelle Froissart était alors attaché en qualité de clerc: «Car vu ne l’avoie (il s’agit de Richard II) depuis qu’il fu tenus sur les fons en l’eglise cathedrale de la cité de Bourdiaus, car pour ces jours je y estoie. Et avoie intention d’aller au voyage d’Espaigne avoec le prince de Galles et les seigneurs qui au voyage furent; mais quant nous fusmes en la cité de Dax, le prince me renvoya arrière en Angleterre devers madame sa mère.» La principale source où a puisé Froissart, pour cette partie de ses Chroniques, est la chronique rimée du héraut Chandos sur les faits d’armes du prince de Galles, publiée dans ces derniers temps par M. Coxe pour le Roxburgh-Club. Life of Edward the black prince, in-4o de I-XII et 1-399 pages.