[8] Basses-Pyrénées, arr. Mauléon.
[9] Landes, arr. Dax.
[10] La forme de ce nom de lieu, dans les divers manuscrits de Froissart, est Pierreferade ou Pierreferrade. Cette forme est tout à fait vicieuse. L’étymologie vraie de Peyrehorade est, sans aucun doute, le composé latin Petraforata, en français Pierreforée. Certains noms de lieu, que l’on trouve dans d’autres régions de la France, tels que Pierrepercée ou Pierrepertuse, sont les équivalents exacts de Peyrehorade. Dans ce dernier mot, le changement de f latin en h est un des caractères distinctifs de l’espagnol, et notre savant confrère, M. A. Longnon, nous fait remarquer qu’on le retrouve dans beaucoup de noms de lieu du pays basque: La Hitte, équivalent de La Fitte, Horcade, équivalent de Forcade, etc.
[11] Si le prince d’Aquitaine resta près d’un mois à Dax, il n’était pas seulement occupé à y concentrer ses forces; il y attendait surtout de l’argent pour entrer en campagne. Par acte daté d’Ax (aujourd’hui Dax, Landes) le 29 janvier 1367 (n. st.), Édouard, prince d’Aquitaine et de Galles, donna procuration à Jean des Roches, sénéchal de Bigorre, pour recevoir en son lieu et place 30 000 francs sur la rançon du roi Jean (Arch. Nat., J 642, nº 27). C’est par erreur qu’Ax a été identifié avec Ax-sur-Ariége (Chron. de J. Froissart, VI, XCI).
[12] En 1367, la mi-février ou le 14 février tomba un dimanche.
[13] Sans doute le lundi 15 février.
[14] Dimanche 21 février 1367. L’armée anglaise tout entière avait franchi les défilés de Roncevaux à la date du 20 février 1367, comme cela résulte d’une lettre adressée par don Pèdre le 19 février aux habitants de Murcie. Cascales, Hist. de Murcia, 116.
[15] Aujourd’hui Santo Domingo de la Calzada, Espagne, prov. Logroño, dioc. Calahorra, sur le chemin qui va de Pampelune à Burgos en passant par Logroño. D’après Ayala, beaucoup mieux informé que Froissart sur ce qui se passe à la cour de Burgos, Bertrand du Guesclin se trouvait dès lors auprès de don Enrique.
[16] Cette lettre n’est, sauf la rime, que la reproduction du texte donné par le héraut Chandos; mais ni Chandos ni Froissart n’ont fait mention d’une réponse de don Enrique de Trastamare à une lettre du prince de Galles, réponse datée du camp de Najera le 2 avril 1367 et dont on trouve le texte dans Rymer (Foedera, vol. III, p. 824) et dans Ayala (Abreviada, p. 555 et 556). Cette réponse est un document d’une importance capitale en ce qu’il nous montre combien ce que nous appelons aujourd’hui le principe de la légitimité est resté étranger à l’Espagne du moyen âge.
[17] Thomas était sénéchal d’Aquitaine et Guillaume sénéchal de Poitou.