[265] Le 13 mars 1370 (n. st.), Charles V retint à son service le vicomte de Rochechouart et Regnaut de Dony avec 120 combattants (Delisle, Mandements, p. 332), dont il ordonna de payer les gages le 11 mai suivant (Ibid., p. 348).
[266] Le 12 juillet 1369, Charles V assigna à Louis de Malval, en récompense de son adhésion à l’appel des barons de Gascogne, 1000 livres de rente à héritage sur le château du Metz-le-Maréchal (situé à Dordives, Loiret, arr. Montargis, c. Ferrières), à la condition que Louis rendrait le dit château en échange d’une donation équivalente en Guyenne, et Raymond de Mareuil se porta garant de ce dernier engagement (Arch. Nat., J 642, no 162).
[267] Par acte daté de Paris le 12 juillet 1369, le roi de France donna à Raymond de Mareuil 2000 livres de rente à héritage assises sur les château et châtellenie de Courtenay (J 642, no 1610), et cette donation fut confirmée le 25 janvier 1370 (n. st.). Delisle, Mandements, p. 320.
[268] La prise de Châtellerault par les Français, fait militaire dont il faut savoir gré à Froissart d’avoir compris l’importance, dut avoir lieu dans les premiers jours du mois de juillet 1370, comme le prouve l’article de compte suivant, emprunté au registre de la Chambre aux deniers de Jean, duc de Berry (1370-1373): «A Rougier Piquet, heraut du Baudrin de l’Euse, qui a porté lettres à mon dit seigneur (Jean, duc de Berry), faisant mencion que noz gens avoient pris Chasteleraut que les ennemis tenoient, pour don du dit seigneur fait ou dit Rogier pour une fois tant seulement, par mandement du dit seigneur donné le VIIIe jour du dit mois (juillet 1370); randu à cort: X livres.» Arch. Nat., sect. hist., KK 251, fo 26.
[269] A quelle date Louis, duc de Bourbon, entra-t-il en campagne pour mettre le siége devant Belleperche? Cette date nous est fournie par un mandement du 26 septembre 1369 par lequel Charles V retint à son service le duc de Bourbon avec 300 hommes d’armes, dont 5 chevaliers bannerets et 60 chevaliers bacheliers, «pour nous servir en nos presentes guerres ou pays de Bourbonois.» Mandements de Charles V, p. 290 et 291.
[270] Froissart oublie de mentionner les Bourguignons qui allèrent renforcer le duc de Bourbon trois mois environ après que le siége avait été mis devant Belleperche. Le 3 décembre 1369, le duc Philippe nomma Eudes de Grancey gouverneur de son duché (dom Plancher, Hist. de Bourgogne, III, 32); puis il se rendit à Paris où il resta jusqu’au 11 février suivant. Le 21 février 1370, Nicolas Corbeton, bailli d’Auxois, fit porter lettres aux seigneurs de Marigny, Sombernon, Malain, «facens mencion comment monseigneur (le duc de Bourgogne) venoit devant Belleperche pour combattre à l’aide de Dieu les ennemis qui estoient venuz, affin que les diz seigneurs alassent par devers li.» Arch. de la Côte-d’Or, fonds de la Chambre des comptes de Bourgogne, reg. B 2757; Invent., I, 304 et 305. Communication du savant M. Garnier.
[271] Creuse, arr. Guéret, sur les confins du Limousin et de la Marche. On trouvera de curieux détails sur l’occupation de la Souterraine par les Anglais dans une lettre de rémission de juillet 1378 (Arch. Nat., JJ 112, no 345, fo 172 vo) et dans une autre de juillet 1379 (JJ 115, no 177).
[272] Edmond ou Aymon, comte de Cambridge, le troisième fils, et Jean de Hastings, comte de Pembroke, le gendre d’Édouard III. L’expédition des deux princes anglais, tendant à faire lever le siége de Belleperche, eut lieu en janvier et février 1370, comme le prouve un article de compte relatif aux frais de distribution de vingt paires de lettres adressées par le bailli de Chalon, en vertu d’un mandement du duc de Bourgogne, aux nobles du dit bailliage. Ce mandement daté de Paris le 11 février 1370 leur intimait l’ordre de s’armer incontinent pour aller servir le duc «sur la Loire, contre Ainmon, fils du roi d’Engleterre, qui, avec quatre mil combatans, venoit lever le siege des gens d’armes du royaulme de France estans devant le fort de Belleperche.» Arch. de la Côte-d’Or, fonds de la Chambre des comptes de Bourgogne, reg. B 3572; Invent., I, 422.
[273] Il est difficile d’admettre, malgré l’analogie du nom, que Froissart ait voulu désigner la Roque-Valsergue, auj. hameau de Saint-Saturnin, Aveyron, arr. Millau, c. Campagnac. Cette importante forteresse n’était pas située en Limousin, comme le dit Froissart; elle était le chef-lieu d’une des quatre grandes châtellenies du Rouergue. Les Français l’avaient reprise aux Anglais dès le commencement du mois de janvier 1369 (voyez plus haut, p. LXIII, note [196]). M. Kervyn place le château de la Roche-Vauclair sur la rive droite de l’Alagnon, à six lieues de Saint-Flour, où, d’après ce savant, on en verrait encore quelques ruines (Œuvres de Froissart, XXV, 237). Si cela est, on s’explique difficilement que ces ruines ne soient marquées ni sur la carte de Cassini ni même sur celle de l’État-major, et que le nom ne figure point dans le Dictionnaire des lieux habités du Cantal, publié à Aurillac en 1861 par M. Deribier-du-Chatelet.
[274] Louis, duc de Bourbon, dut prendre possession de Belleperche dans les premiers jours de mars 1370, car les hommes d’armes qui revenaient du siége reçurent leurs gages le 31 de ce mois (Bibl. Nat., fonds Gaignières, t. 772, p. 379, 405).