[77] Grâce aussi au duc de Bourgogne, allié par sa femme au duc de Bretagne (Religieux de Saint-Denis, t. I, p. 60).
[78] Le traité de paix, par lequel le duc de Bretagne fait sa soumission au roi, est signé le 15 janvier 1381 à Vincennes. Par cet acte, le duc de Bretagne demande pardon au roi et s’engage à lui faire hommage; il promet son concours contre les ennemis du roi de France et particulièrement les Anglais; il paie une indemnité de 200,000 francs (Dom Lobineau, Hist. de Bretagne, t. II, col. 610 et suiv.). Olivier de Clisson ratifie ce traité le 23 février, remettant aux mains du roi son différend avec le duc de Bretagne, qui, le 4 avril, à Guérande, appose son sceau au traité en présence des commissaires royaux: Jean le Fèvre, évêque de Chartres, Arnaud de Corbie, premier président au Parlement, Pierre de Chevreuse, Jean le Mercier et Jean Tabary, secrétaire du roi (H. Moranvillé, Étude sur Jean le Mercier, p. 85). Ce n’est que le 27 septembre, à Paris, que le duc de Bretagne prête hommage au roi (Dom Morice, Hist. de Bretagne, t. I, p. 384). Charles VI n’avait pas attendu cette date pour accorder une rémission générale aux partisans du duc de Bretagne à Saint-Denis, le 2 mars 1381 (Arch. nat., JJ 118, fol. 187).
[79] Pour apaiser Buckingham, le duc avait, le 11 avril, fait dresser un acte par lequel ses barons s’engageaient à refuser de combattre les Anglais, si le roi de France voulait y forcer le duc. Buckingham feignit de se contenter de cet acte et partit (Dom Morice, Hist. de Bret., t. I, p. 384).
[80] Walsingham (Hist. angl., t. I, p. 444) prétend que le duc de Bretagne donna de l’argent aux Anglais pour obtenir leur départ. L’armée anglaise était alors bien diminuée par les maladies (Religieux de Saint-Denis, t. I, p. 66): de 6,000 hommes qu’elle comptait devant Nantes, elle n’en avait guère plus de 3,000 (Chr. du bon duc Loys, p. 35), et avait perdu tous ses chevaux (Walsingham, t. I, p. 444). Le paiement des gages de Buckingham (9,000 livres) et celui de ses chevaliers est daté de Brest, 30 avril 1381 (Rec. Off., Lord Treas. Rem., For. Acc. 4, m. 40 vº et 50 vº). Le 2 mai, le comte de Buckingham arrive à Falmouth avec 1,069 hommes; le reste de ses gens débarque dans d’autres ports de Cornouailles (Rec. Off., Lord Treas. Rem., For. Acc. 4, m. 40 vº).
[81] A ces noms, il faut ajouter ceux de Guillaume de Windsor, qui part pour Cherbourg le 5 mars, de Guillaume de Faringdon et de Massy de Podyngton, qui s’apprêtent à le rejoindre, le 30 mai (Rec. Off., Early Chancery Rolls 325, m. 13 et 2).
[82] Après l’exécution de Jean Pruneel et l’appel fait par le comte aux bannis de Flandre (voy. t. IX, p. XCIV-XCV), le 18 juin 1380, les Brugeois avaient arraché à Louis de Male certains privilèges relatifs, entre autres, à la bière et aux vins. Revenu à Lille, le comte s’était hâté de révoquer ces concessions (Arch. du Nord, citées dans Le Glay, Chronique rimée, p. 88, note 1) et avait imposé son alliance aux habitants de Bruges et du Franc (J. Meyer, Ann. flandr., fol. 174). Malgré ces alliés, malgré ses mercenaires anglais (Religieux de Saint-Denis, t. I, p. 110), le comte assistait aux nouveaux succès des Gantois, qui s’étaient emparés de plusieurs villes (Kervyn, Ist. et chr. de Flandre, t. II, p. 191 et 236); il se résolut à la paix, qui fut «criée» au mois de juin 1380. Elle fut bientôt rompue, le 8 août, à l’occasion d’une querelle de tisserands (Meyer, fol. 174), et les hostilités recommencèrent.
[83] C’est par erreur que, dans le volume précédent (t. IX, p. LXXXII), ce personnage a été appelé Guillaume. Jean Boele, qui figure à différentes reprises dans les comptes de la ville de Gand, était échevin en février 1381 (J. Vuylsteke, Rekeningen der Stad Gent, 1893, p. 185).
[84] Arnould de Clerk (en flamand Arent de Cleerc) est mentionné en 1380 avec Simon Colpaert dans les comptes de Gand (Rekeningen, p. 192) à propos d’une expédition à Dixmude.
[85] Un Pierre de Wint paraît en mai 1378 dans les comptes de Gand (Rekeningen, p. 104).
[86] Jean de Launoit (Jan vander Elst) appartient à la corporation des marchands en 1376 et 1377 (Rekeningen, p. 24, 35, 83, 97, etc.). Est-ce le même que Jan vander Helst, échevin entre 1377 et 1380 (Ibid., p. 151)? D’après Meyer (fol. 177 rº), c’était un banni.