[97] Langerbrugge, au nord de Gand.
[98] Ce combat eut lieu à la fin du siège, le 5 novembre 1380. Il fut fort meurtrier; c’est là que mourut Josse de Hallwin (Ist. et chr., t. II, p. 174). Voy. les comptes relatifs à Longpont (Rekeningen, p. 218).
[99] Le 6 octobre 1380 (Meyer, fol. 176).
[100] Godefroy de la Tour, rentier de Brabant, donne quittance le 15 décembre 1374 de 125 francs d’or, pour terme d’une rente à lui due par le trésor royal (Bibl. nat., Pièces orig. vol. 2859).
[101] C’est le jour de la Saint-Denis, 9 octobre, que les Gantois partent pour Termonde, qu’ils prennent le 11 (Meyer, fol. 176 rº).
[102] La prise de Grammont par les Gantois eut lieu en novembre 1380; le seigneur d’Enghien y fut fait prisonnier (Ist. et chr., t. II, p. 193). Elle avait été précédée en octobre de l’attaque contre Audenarde, de la prise d’Eenaeme et de la défaite et mort d’Arnould de Clerk, que Froissart, d’accord avec une des rédactions des Chroniques de Flandre (t. II, p. 198-199), place en carême 1381; ce dernier combat est daté par Meyer (fol. 176 rº) du 25 octobre. Dix jours après (le 5 novembre) se passait la bataille de Longpont, dont Froissart a parlé plus haut.
[103] Avant de retourner à Bruges, le comte signa la paix que demandaient les Gantois; lui-même «tot fessus malis et ære exhaustus, videns plus se damni quam lucri facere» (Meyer, fol. 176 vº), y consentit volontiers. Cette paix, signée «au camp devant Gand» le 11 novembre 1380, jour de la Saint-Martin, prit le nom de paix Martinienne; elle est ignorée de certaines Chroniques, qui disent que «demoura la cose ainsy toute la saison sans pais, sans trieues et sans nul accord» (Ist. et chr., t. II, p. 193; cf. p. 238). Par cette paix, dit Wielant, dans ses Antiquités de Flandres (Dom Smet, Rec. des chr. de Fl., t. IV, p. 307), «le comte pardonne tous meffaictz sans jamais rien pouoir demander; item, que tous ceulx qui sont banniz par ceuls de Gand demoureront banniz et obeyront au ban et que desormais l’on fera justice selonc les coustumes de la ville». De plus, toute personne qui violera cette paix sera punie comme si elle avait violé une réconciliation légale (Van Duyse et de Busscher, Inventaire... des chartes... de Gand, p. 158, et J. Vuylsteke, Rekeningen der Stad Gent, p. 448-450). A cette époque, le comte cherche aussi à s’assurer le concours de l’Angleterre, où il envoie des ambassadeurs, en décembre 1380 (Rec. Off., Early Chanc. Rolls 325, m. 20). Le 20 février suivant, Jean Elyot est envoyé à Calais, porteur de lettres pour le comte, les échevins et bourgeois de Bruges, Ypres et Gand (Rec. Off., Issue Rolls 302, m. 20).
[104] La paix ne dure guère. De nouvelles contestations s’élèvent entre les Gantois et les Brugeois, ces derniers voulant garder ce qui avait été pris par les autres durant les hostilités. Le 24 février 1381, les Gantois renouvellent leur alliance avec Ypres et créent un tribun du peuple, Rasse Mulaert; par une nouvelle loi, ils décident que quiconque fera prisonnier un chevalier recevra deux livres; pour un écuyer le prix ne sera que d’une livre. Au commencement de mai, les Gantois prennent Termonde, Courtrai, Grammont, etc., sans pour cela que le calme règne dans la ville. Pendant une émeute, Simon Rym est tué (Meyer, fol. 176 vº-177 rº).
[105] Village près de Gand. La bataille eut lieu le lundi 13 mai 1381, jour de la Saint-Servais. On trouve des comptes se rapportant aux expéditions de Courtrai (voy. la note précédente) et de Nevele dans le livre de M. J. Vuylsteke (Rekeningen, p. 220-223).
[106] Jean, bâtard d’Enghien, figure déjà en 1379 au siège d’Audenarde, pendant lequel il fut fait chevalier (Ist. et chr., t. II, p. 230).