[127] Juan Fernandez d’Andeiro, qui devait jouer un peu plus tard un rôle considérable comme favori de la reine Éléonore, avait été exilé en Angleterre par suite du traité intervenu entre la Castille et le Portugal. Ayant reçu du roi les pouvoirs nécessaires pour traiter avec le Portugal (Rymer, t. VII, p. 253), il était revenu secrètement auprès de Ferdinand, qui s’engageait, le 15 juillet 1380, à payer un prix raisonnable pour trois mois les 1,000 hommes d’armes et les 1,000 archers que lui amènerait le comte de Cambridge; il promettait de plus de marier sa fille Béatrice au fils du comte (Rymer, t. VII, p. 263), qui devait succéder à son beau-père sur le trône de Portugal. Le 14 mai 1381 a lieu à Westminster le renouvellement de l’alliance entre l’Angleterre et le Portugal (Rymer, t. VII, p. 307).
[128] En 1346, lors du siège de Calais, Robert de Namur avait reçu du roi d’Angleterre «trois cens livres à l’estrelin, qui valent dix huit cent frans de Franche... Adonc fist hommaige le dit conte au roy d’Engleterre» (Froissart, t. IV, p. 260). Le 12 mai 1376, il reçut du roi, pour hommage, la confirmation d’une pension annuelle de 1,200 florins (Rymer, t. VII, p. 102-103).
[129] Le 6 septembre 1380, le duc de Lancastre avait déjà reçu un pouvoir général pour aller en Écosse réformer les attentats aux trêves antérieures (Rymer, t. VII, p. 268). Les attentats avaient été réparés le 1er novembre, les trêves confirmées le 1er décembre (Ibid., p. 276 et 278) et le comte de Northumberland avait reçu l’ordre de payer comme réparations au comte de Douglas la somme de 59 livres, qui lui étaient remboursées le 8 février 1381 (Rec. Off., Close Rolls 227, m. 21).
[130] Simon Burley s’était occupé, depuis le 18 juin 1379, avec Richard de Braybroke, des négociations de ce mariage (Rec. Off., Lord Treas. Rem., For. Rolls, nº 2), pour lequel il fit de nombreux voyages. Nous l’avons vu, à la fin de juillet 1380, revenir d’Allemagne (t. IX, p. CI, note 7) avec les ambassadeurs de Wenceslas et traverser la France; il était accompagné de Robert de Braybroke, plus tard évêque de Londres (Rec. Off., Issue Rolls 302, m. 13). Un passage d’un ms. connu de Johnes seul nous apprend que l’envoyé de Wenceslas, qu’il nomme duc de Saxe, se rendait en Angleterre «to observe the State of England and to make inquiries concerning the dower, and how it was to be settled on the Queen» (Chronicles, translated... by Thomas Johnes, 1862, t. I, p. 622-624). Le duc de Tesschen repart bientôt pour l’Allemagne, accompagné, nous dit Froissart, de Pileo de Prata, archevêque de Ravenne; Simon Burley, qui a reçu ses pouvoirs le 26 décembre (Rymer, t. VII, p. 280), part avec lui, emmenant Adam Houghton, évêque de Saint-David. Le 23 janvier 1381, Anne de Bohême nomme les trois plénipotentiaires chargés de négocier son mariage: Przenislas, duc de Tesschen, Conrad Kreyger et Pierre de Wartenberg (Rymer, t. VII, p. 282). L’acte par lequel le roi d’Angleterre s’engage à épouser Anne de Bohême et à verser à Wenceslas la somme de 80,000 florins, payables à Bruges, est signé à Nuremberg le 1er février 1381 (Rymer, t. VII, p. 290). Les plénipotentiaires repartent alors pour aller faire ratifier à Londres (2 mai 1381) (Ibid., p. 294) cet acte, dans lequel intervient le comte de Cambridge. Des pensions viagères sont accordées par le roi d’Angleterre aux ambassadeurs de Wenceslas (Rymer, t. VII, p. 288, et Rec. Off., Patent Rolls, nº 311, m. 17); et, vers le milieu de mai 1381, Simon Burley et les envoyés de Wenceslas retournent «versus partes Alemannie ad regem Romanorum» en compagnie de Walter Skirlawe (Rec. Off., Lord Treas. Rem., For. Rolls, nº 2), pour aller chercher la jeune reine, qui doit être conduite à Calais.
[131] Fleuve qui, prenant sa source dans le nord du pays de Galles, se jette dans le canal de Bristol.
[132] Froissart place à tort Plymouth dans le Berkshire, alors qu’il est dans le Devonshire. De Dartmouth devaient aussi partir un certain nombre de bateaux (Rec. Off., Issue Rolls 303, m. 12).
[133] Depuis la fin de décembre 1380, grâce aux soins de Thomas Seyville, Walter Leicester, Thomas Credy et Will. Lokyngton, de nombreux bateaux avaient été retenus pour le passage des troupes en Portugal (Rec. Off., Issue Rolls 302, m. 13; 303, m. 1; Early Chanc. Rolls 325, m. 16; Queen’s Rem., Misc., Nuncii 632/12). Jean Cokefeld, dès le 6 avril 1381, avait été chargé de préparer, à Plymouth et à Dartmouth, les logements de l’armée (Rec. Off., Issue Rolls 302, m. 25; Early Chanc. Rolls 325, m. 12); Robert Crull et Will. Lokyngton étaient préposés au paiement des gages (Ibid., Issue Rolls 303, m. 4, et Accounts Queen’s Rem. 39/17).
[134] Le comte de Cambridge emmenait avec lui, outre 4 chevaliers bannerets et 16 bacheliers, 500 hommes d’armes et 500 archers (Rec. Off., Issue Rolls 302, m. 20 et 24). S’étant endetté pour faire ses préparatifs, il obtenait, le 4 mai, que ses pensions, en cas de décès, fussent payées pendant un an à ses héritiers (Ibid., 303, m. 2); le 10, il chargeait de le représenter, pendant son absence, son frère le duc de Lancastre et le comte Richard d’Arundell (Early Chanc. Rolls 325, m. 7).
[135] Matthieu de Gournai commandait à 250 hommes d’armes et à 250 archers (Rec. Off., Issue Rolls 302, m. 20 et 24). Le 1er mars 1381, il recevait son sauf-conduit (Early Chanc. Rolls 325, m. 13); ses compagnons le 4. Le 8 mai, il obtenait la remise d’un procès (Privy Seals 470, nº 1770) et, le 9, la confirmation du don de Tortas (Ibid., nº 1794).
[136] Thierri, dit le Chanoine de Robersart, était à la tête de 100 hommes d’armes et de 100 archers (Rec. Off., Issue Rolls 302, m. 20 et 24).