[117] Sur Jean de la Faucille, voy. t. IX, p. LXIV, note 1, et le Cartulaire des comtes de Hainaut, t. II, p. 311-331. Il était accusé par Simon Rym d’avoir été la cause de la mort de son oncle. Voy. plus haut, p. [XVII], note [104].
[118] Le Simon Rym qui paraît en 1360 comme caution d’un hôtelier (J. Huyttens, Recherches sur les corporations gantoises, p. 54) est sans doute l’oncle de celui-ci. Voy. la note précédente.
[119] Après Nevele, Pierre du Bois et François Ackerman avaient été nommés capitaines de Gand (Ist. et chr., t. II, p. 243). Ce dernier fut même rewaert de Gand du 30 juillet au 6 août 1381 (Rekeningen, p. 202 et 211). Il eut pour successeur Gilles le Foulon jusqu’en janvier 1382.
[120] C’est à tort que le Religieux de Saint-Denis (t. I, p. 172) prétend que Sohier d’Herzeele aida Philippe d’Artevelde seulement à partir du siège d’Audenarde, au courant de 1382.
[121] Éléonore d’Aragon.
[122] Depuis son avènement au trône de Castille (30 mai 1379), Jean était resté l’allié du roi de France, avec lequel il avait renouvelé les traités conclus par son père. Une première fois, en 1379, il envoie une flotte en aide à Charles V; une seconde fois, en 1380, ses vaisseaux entrent dans la Tamise. La guerre semble cependant suspendue pour quelque temps, et des fiançailles sont même décidées entre Henri, infant de Castille, et Béatrice de Portugal. Mais, tout à coup, le roi Jean, retenu à Salamanque par les obsèques de sa mère, morte le 27 mars 1381, apprend que le roi de Portugal s’apprête à une nouvelle lutte pour laquelle il attend d’Angleterre des troupes commandées par le comte de Cambridge. Jean renouvelle alors à Vincennes, le 22 avril 1381, par ses ambassadeurs Lopez de Ayala et Fernando Alfonso de Algana, les traités antérieurs conclus avec le roi de France (Rymer, t. VII, p. 285). Il décide de s’opposer tout d’abord à l’arrivée des renforts anglais, ce qu’il ne peut cependant faire, malgré la victoire navale que remporte son amiral, Fernao Sanchez de Toar, sur la flotte portugaise commandée par Juan Alfonso Tello, le 17 juillet 1381. Sur terre, les Portugais ne sont pas plus heureux: ils voient leurs villes ruinées par Fernando Osorez et leurs châteaux pris par le roi Jean lui-même, qui manque mourir sous les murs d’Almeida (Lopez de Ayala, Cronicas, t. II, p. 125-153; Duarte Nuñez, Cronicas, t. II, p. 308-317).
[123] Pierre de Villaines figure en 1388 comme écuyer dans une montre de son père, le Bègue de Villaines, avant de partir pour l’expédition de Gueldre (Bibl. nat., Pièces orig. vol. 3001); en 1386, il est envoyé par Charles VI au secours du roi de Castille (Religieux de Saint-Denis, t. I, p. 440).
[124] Guillaume, seigneur de Naillac, du Blanc et de Châteaubrun, vicomte de Bridiers, conseiller et chambellan du roi et du duc de Berri, surnommé le Preux, paraît comme chevalier en 1376 (Bibl. nat., Clair. vol. 80, nº 153), prend part en 1382 à la campagne de Flandre (Chr. du bon duc Loys, p. 170), est créé sénéchal de Saintonge et gouverneur de la Rochelle le 16 avril 1383 (Guérin, Arch. hist. du Poitou, t. XXIV, p. 201, note 1), et nommé garde du château de Taillebourg en 1385 (Chr. du bon duc Loys, p. 140); le 5 février 1387, il s’engage avec Gauthier de Passac, moyennant 100,000 fr., à mener en Castille 2,000 hommes d’armes contre le duc de Lancastre (Douët d’Arcq, Choix de pièces inédites, t. I, p. 76-78); en mars 1396, il reçoit du duc de Bourgogne, à la maison duquel il appartenait aussi, une livrée pour assister à une réception d’ambassadeurs (E. Petit, Itinéraires, p. 552).
[125] Gauthier de Passac, que nous trouvons chevalier bachelier en 1372 (Bibl. nat., Pièces orig. vol. 2209), assiste, avec le duc de Bourbon, à la prise de Brive-la-Gaillarde en 1374 et de la Roche-Senadoire en 1375 (Chr. du bon duc Loys, p. 58 et 102); il est sénéchal de Limousin en 1376 (Bibl. nat., Clair. vol. 83, nº 217) et conseiller du roi en 1381 (Bibl. nat., Pièces orig. vol. 2209); en 1382, il fait la campagne de Flandre, assiste à la bataille de Rosebecque (Chr. du bon duc Loys, p. 169 et 172), fait partie de l’armée de l’Écluse (p. 185) et part avec Guillaume de Naillac (voy. la note précédente) pour l’Espagne en 1387. Il était chambellan du roi (Bibl. nat., Clair. vol. 84, nº 3) et vivait encore en 1405 (Ibid., nº 6).
[126] Bertrand de Terride, fils de Bertrand de Terride, seigneur de Penneville et sénéchal de Bigorre (Bibl. nat., Pièces orig. vol. 2809), était chambellan du duc d’Orléans en 1403 et chambellan du roi en 1410 (Bibl. nat., Ibid.).