[197] Le roi, qui avait, le jour même du 15 juin, ajourné le Parlement (Rymer, t. VII, p. 311), donne la garde de la cité de Londres à Guill. Walworth, le maire, Robert Knolles, Jean Philipot, Nicolas Brembre et Robert Launde (Rec. Off., Patent Rolls 311, m. 5), auxquels il adjoint, le 20 juin, Robert Bealknapp et Guillaume Cheyne (Ibid., m. 4 vº). A cette date, de nombreuses arrestations sont faites à Londres et ordre est donné à Robert d’Asheton, capitaine de Douvres et garde des Cinq-Ports, à Jean de Clynton, à Thomas Trivet et à Ét. de Valence de s’armer contre les rebelles (Ibid.).
[198] Arrêté, non pas à Londres, le 15 juin, mais plus tard à Coventry, Jean Ball fut jugé à Saint-Albans, vers le 15 juillet, par Robert Tresilian et condamné à être écartelé, puis pendu; son corps, coupé en quatre morceaux, fut exposé en différents quartiers de la ville (Walsingham, t. II, p. 34; Knyghton, col. 2644). Il avait avoué qu’il avait été poussé à la rébellion par des personnes «of the highest rank and power» (Johnes, t. I, p. 664, en note).
[199] Jack Straw fut pris à Londres: amené devant le maire, il fit sa confession, où il indiqua que son projet était de supprimer le roi, les nobles et les ordres religieux, sauf les frères mendiants, et de s’emparer du pouvoir en nommant un roi à la tête de chaque comté (Walsingham, t. I, p. 9-10; Chr. a monacho Sancti Albani, p. 308-310). Il fut décapité.
[200] Wat Tyler avait été tué à Smithfield, par Guillaume Walworth, le 15 juin.
[201] C’est le 18 juin 1381 que la nouvelle trêve fut signée entre le duc de Lancastre et Jean, comte de Carrick, fils aîné du roi; elle devait prendre fin le jour de la Purification (2 février 1383), et fut proclamée le 10 février 1382 (Rymer, t. VII, p. 312 et 344).
[202] En 1373, Matthieu Redman intervenait au traité d’alliance entre l’Angleterre et le Portugal, et, en 1375, négociait une trêve en Bretagne (Rymer, t. VII, p. 19 et 78).
[203] D’après Knyghton (col. 2641), qui est très sensiblement partial en sa faveur, le duc de Lancastre reçut du duc de Northumberland un envoyé par lequel il lui fit dire qu’il ne pouvait le recevoir dans le château de Bamborough, avant de savoir si le roi était bien disposé pour lui. Le duc de Northumberland avait du reste été chargé de la garde des frontières d’Écosse, au sujet desquelles Thomas Seyvill lui était envoyé en juillet 1381 (Rec. Off., Lord Treas. Rem., For. Rolls, nº 2). Une addition de Johnes (t. I, p. 664, en note) montre que cette interdiction était spéciale au duc de Lancastre, compromis par les révélations de Jean Ball et de ses complices.
[204] Les châteaux du duc à Leicester et à Tutbury avaient été saccagés; sa femme, la duchesse Constance, fuyant l’émeute, s’était vu refuser l’entrée de son château de Pontefract et avait été contrainte de se réfugier à Knaresborough. Knyghton prétend (col. 2642) qu’ému par tous ces désastres, où il voyait un châtiment de Dieu, le duc aurait à ce moment fait vœu de renoncer à sa vie de désordre et d’éloigner sa maîtresse Catherine de Swinford. Il l’épousait néanmoins en 1396, deux ans après la mort de la duchesse Constance.
[205] Froissart parle à peine de la révolte de Saint-Albans, où la lutte fut vive entre les rebelles commandés par William Grindecob et l’abbé Thomas de la Mare (Walsingham, t. I, p. 467-479). Roger Bacon, qui fut un des chefs de l’insurrection en Norfolk, fut jugé et emprisonné à la Tour de Londres; finalement, il fut amnistié à l’occasion du mariage du roi (Powell, The Rising in East Anglia in 1381, p. 39).
[206] Fait prisonnier par l’évêque de Norwich, Henri Spencer, qui s’était mis à la tête des chevaliers de son comté, Lister fut pendu (Walsingham, t. II, p. 8) avec douze complices (Johnes, t. I, p. 664, en note).