[207] Dans cette armée figurait Thomas Trivet «et certains hommes d’armes et archiers chivalchant en sa compaignie» (Rec. Off., Issue Rolls 304, m. 2; Warr. for issues, bundle 5).

[208] Village du comté de Kent.

[209] Village du comté de Cambridge.

[210] Aussitôt l’émeute apaisée à Londres, le roi était parti pour le Kent, sous prétexte d’un pèlerinage à Cantorbéry, accompagné des comtes de Salisbury, de Suffolk et de Devonshire. Il passe par Rochester où, après enquête faite par J. Newton, de nombreux rebelles sont exécutés; de même à Ospringe et à Cantorbéry (Johnes, t. II, p. 667-668). Le roi se rend alors en Essex, d’où, en date du 23 juin et jours suivants, il envoie à tous les comtés d’Angleterre une proclamation déclarant que les rebelles n’ont point agi par son ordre, comme ils veulent le faire croire, et doivent être poursuivis partout où on les trouvera (Rec. Off., Patent Rolls 312, m. 39 vº); des commissaires sont nommés pour chaque comté; le duc de Lancastre est un de ceux du comté d’York; le comte de Buckingham un de ceux du comté d’Essex. De Waltham-Abbey, le roi va à Havering-at-Bower, où de nombreux ordres d’arrestations sont donnés (Ibid., m. 33 vº) à partir du 28 juin; le 2 juillet, de Chelmsford, il révoque ses lettres d’affranchissement (Rymer, t. VII, p. 317) et continue ses enquêtes (Rec. Off., Patent Rolls 312, m. 33 vº). Revenu à Londres pour quelques jours, le 8 juillet, il s’occupe d’organiser la résistance contre les rebelles dans les différents comtés (Issue Rolls 303, m. 9). Le 15, il est à Saint-Albans, où il ordonne plusieurs enquêtes (Patent Rolls 312, m. 29 vº), et assiste au supplice de Jean Ball; le 16, il convoque, pour le lundi 16 septembre, le Parlement (Close Rolls 228, m. 40 vº; Issue Rolls 303, m. 10), que, plus tard, il proroge aux premiers jours de novembre (Close Rolls 228, m. 39 vº; Issue Rolls 303, m. 14); le 20, étant toujours à Saint-Albans, il reçoit, avant de se rendre à son château de Berkhampstead, le serment de fidélité des gens du Hertford (Walsingham, t. II, p. 39). Il s’occupe enfin, d’accord avec les évêques de Norwich et d’Ely et le comte de Suffolk, des enquêtes et des poursuites à faire dans le Norfolk et le Suffolk (Rec. Off., Issue Rolls 303, m. 11; Lord Treas. Rem., For. Rolls, nº 2).

[211] Dès le commencement de l’insurrection, le roi avait envoyé au duc de Lancastre Jean Orewell, porteur d’une «quadam billa facta per communes qui insurrexerunt contra pacem» (Rec. Off., Lord Treas. Rem., For. Rolls, nº 2). Se sentant soupçonné de pactiser avec les rebelles (Johnes, t. I, p. 664, en note), ou tout au moins avec les barons écossais, qui lui avaient offert des troupes pour marcher contre les révoltés (Walsingham, t. II, p. 42), le duc écrit au roi pour lui expliquer sa «migrationem in Scotiam.» Richard, sur les conseils du comte de Warwick (Johnes, t. I, p. 668), invite à revenir son oncle, qu’il déclare lui être toujours resté fidèle, contrairement aux bruits qui ont couru (3 juillet 1381.—Rymer, t. VII, p. 318), lui donne un sauf-conduit (Rec. Off., Patent Rolls 312, m. 35) et, à la date du 5 juillet, ordonne au duc de Northumberland de lui faire escorte (Rymer, t. VII, p. 319).

[212] D’après la rédaction de Johnes (t. II, p. 668), c’est à Newcastle que le duc de Lancastre rencontra le comte de Northumberland, avec lequel il se réconcilia. D’York, en passant par Rothingham et Leicester, le duc arriva à Reading, où il trouva le roi (Knyghton, col. 2641).

[213] Froissart revient ici avec des détails complémentaires sur la mort de Guichard d’Angle, dont il a déjà parlé (t. IX, p. 236; voy. la note 2 de la p. XCVIII).

[214] Capitale du comté de Berks.

[215] Jean de Pembroke, que nous retrouvons en 1386, dans Froissart (Kervyn, t. XXII, p. 341-342), chargé de la défense d’Orwell et de Sandwich, mourut très jeune encore en 1386, à Woodstock, mortellement blessé dans un tournoi.

[216] Il s’agit ici non pas de Robert Brembre, mais de Robert Launde, qui figure plus haut (p. XXXIV, note 197), et que Knyghton nomme à tort Jean Launde.