[217] Nicolas Twiford, orfèvre de Londres, est chargé, en 1370, d’un essai d’or (Rymer, t. VI, p. 611); en 1389, il était maire de Londres et un des collecteurs du roi en cette ville (Ibid., VII, p. 634 et 646).
[218] Adam Fraunceys, marchand de Londres, fut chargé de l’essai de l’or de la rançon du roi Jean, en janvier 1361 (Rymer, t. VI, p. 307); le 22 juin 1372, il est un de ceux qui prêtent de l’argent à la reine Marguerite d’Écosse (Ibid., p. 727). En 1405, mentionné comme chevalier, il est collecteur pour le Middlesex (Ibid., t. VIII, p. 413); il devint plus tard maire de Londres (Ibid., t. XI, p. 29).
[219] D’après Walsingham (t. II, p. 44-45), le duc et le comte comparurent devant le roi à Berkhampstead. Le comte fut d’abord arrêté, puis relâché sous caution des comtes de Warwick et de Suffolk, à condition de se présenter devant le Parlement au commencement de novembre. Le duc de Lancastre, craignant un mauvais accueil à Londres, différa toujours sa comparution, et, l’affaire n’aboutissant pas, le roi força les deux adversaires à se réconcilier.
[220] Le 18 août 1381, le roi avait donné pouvoir au duc de Lancastre pour faire les enquêtes sur l’insurrection (Rymer, t. VII, p. 323; Rec. Off., Pat. Rolls 312, m. 26 vº). La répression continua. Le 20, on arrêta un drapier de Londres, Stephen Hull, accusé d’avoir participé à l’incendie de l’hôtel de Savoie (Rec. Off., Close Rolls 228, m. 40); le 30, le roi demande le rôle des sentences prononcées dans les divers comtés contre les insurgés (Ibid.); le 14 septembre, on instruit le procès des gens d’Essex accusés d’avoir pillé et brûlé les domaines de la reine mère (Id., Pat. Rolls 312, m. 23 vº). Enfin, le Parlement s’ouvre à la Toussaint (Rotuli Parliamentorum, t. III, p. 98). Les lettres d’affranchissement sont révoquées et une amnistie, à laquelle de nombreuses exceptions sont faites, est accordée aux communes rebelles, en échange d’une taxe sur les «leynes, peaulx, lanutz et quirs,» votée difficilement pour cinq ans par le Parlement (Id., p. 103) dans les commencements de 1382. A cette date, on peut considérer l’insurrection comme finie.
[221] Le comte de Cambridge n’arriva à Plymouth qu’après le 12 mai 1381, date où fut faite la montre des troupes partant pour le Portugal (Rymer, t. VII, p. 305). D. Nuñez (t. I, p. 319) dit qu’il arriva à Lisbonne le 19 juillet 1381; nous avons cependant un état de solde daté du 2 août, où il est parlé du départ prochain des Anglais (Rec. Off., Issue Rolls 303, m. 12). Les bateaux qui emportaient les 3,000 hommes de l’expédition étaient au nombre de quarante et provenaient: sept de Bristol, quatre de Plymouth, un de Lynn, onze de Dartmouth, deux de Bayonne, treize de Lisbonne et deux d’Oporto, comptant en plus près de 1,200 marins (Rec. Off., Accounts, Queen’s Rem. 39/17).
[222] Béatrice de Portugal (voy. la note suivante).
[223] Édouard et non Jean, comme le nomme Froissart, n’eut jamais pour femme que Philippine de Mohun. Ses fiançailles, décidées depuis longtemps avec Béatrice de Portugal (voy. plus haut, p. XXII, note [127]), furent rompues en 1383 (voy. p. LVIII, note [320]) par le mariage de cette princesse avec le roi Jean de Castille.
[224] Le comte de Cambridge fut logé à San Domingo. Les Anglais n’ayant pas amené de chevaux avec eux, le roi Ferdinand s’occupa de leur en procurer et fit don au comte de Cambridge de douze chevaux, et à la comtesse de douze mules richement garnies (D. Nuñez, t. II, p. 319-320).
[225] L’église actuelle de Sainte-Catherine, bâtie sur la colline de même nom, domine le côté ouest du port.
[226] Nous nous sommes arrêté dans ce paragraphe à la fin de la l. 12 de la p. [152].