[227] Ce n’est que plus tard, le 24 janvier 1382, d’après Meyer (fol. 180 rº), que Philippe d’Artevelde fut nommé rewaert de Gand, après le meurtre de Gilles le Foulon. C’est à cette date que nous trouvons la mention de sommes touchées par Philippe d’Artevelde (Rekeningen, p. 278 et 310).
[228] Ce doyen des tisserands, accusé de trahison, se nommait Liévin Walrave (Meyer, fol. 179 rº).
[229] Marguerite, comtesse de Flandre, fille du roi Philippe le Long, avait toujours exercé sur son fils une influence utile à la France. Elle ne mourut que l’année suivante, en 1382. Son corps fut transféré à Saint-Denis le 9 mai 1382 (Religieux de Saint-Denis, t. I, p. 158); les obsèques, auxquelles le roi Charles VI assista, eurent lieu le 18 mai (Chronographia, t. III, p. 36). Les diverses chroniques ne parlent que plus tard de la présence d’Artésiens dans l’armée du comte.
[230] Ce nouveau siège de Gand commença dans les premiers jours de juillet 1381 et le sac de Grammont, qui le précède, doit sans doute être daté du 30 juin, dimanche suivant la Saint-Jean (Ist. et chr., t. II, p. 245). D’après certaines chroniques le siège ne dura guère que trois semaines; d’après d’autres, le comte le leva vers le 1er octobre.
[231] La date de la mort de Gauthier d’Enghien, qui varie suivant les chroniques, est fixée vraisemblablement par Meyer au jeudi 18 juillet 1381.
[232] Gauthier d’Enghien fut enterré, non pas à Enghien, mais dans une chartreuse près de Bruges, en octobre 1381. Il fut payé pour ses obsèques à «sire François, l’aumônier et capellain Monseigneur,» la somme de 60 livres (Arch. du Nord, pièce citée par Le Glay, Chr. rimée, p. 102).
[233] Voy. une généalogie de la maison de Lalaing dans les Pièces originales de la Bibl. nat., vol. 1622.
[234] La levée du siège de Gand fut pour les habitants de cette ville le commencement d’une période de troubles et d’anarchie. Pour bien accentuer leur séparation complète du reste de la Flandre, les Gantois se déclarèrent urbanistes et nommèrent un évêque de cette opinion (voy. plus loin, p. [LXXII]; Ist. et chr., t. II, p. 175); et, sous la conduite de Gilles le Foulon, ils se livrèrent au pillage de la campagne environnante; mais, harcelés sans cesse par les garnisons voisines, ravitaillés imparfaitement par leurs amis de Hollande et du Liégeois, pressés par le duc Aubert de faire la paix, ils s’y seraient résolus dès septembre 1381, si les exigences du comte, qui ne cherchait qu’à différer, n’avaient pas été si grandes (Meyer, fol. 179 vº). Après de nouvelles hostilités et malgré les résistances du parti révolutionnaire, les conférences de Haerlebeke eurent lieu du 30 septembre au 2 octobre et du 5 au 7 octobre 1381 (Rekeningen, p. 272-273). Elles avaient été précédées d’autres conférences tenues à Oedelem, près de Bruges, le 8 juin, et du 13 au 20 août (Ibid., p. 186 et 271).
[235] Les représentants du comte aux conférences de Haerlebeke furent messire de la Gruthuse, Josse de Halewin, messire Jean de Halewin, maître Pierre de la Zeppe, le receveur et Gilles le Souton, «envoyés par deux fois ou mois d’octobre l’an IIIIxx et I à Haerlebeke pour tenir journée contre chiaus de Gand.» Les frais de cette ambassade montèrent à 142 livres, 13 sous, d’après un compte des archives de Lille, cité par Le Glay (Chr. rimée, p. 102).
[236] Gilbert de Grutere n’assista qu’aux dernières conférences, du 5 au 7 octobre (Rekeningen, p. 272).