[277] Arrivée à Londres, la reine demande, le 13 décembre 1381, une amnistie générale, qui est accordée aux rebelles des communes (Rymer, t. VII, p. 337). Convocation est envoyée «diversis episcopis, prelatis et certis magnatibus de essendo apud Westm. in diebus maritagii et coronacionis domine regine» (Rec. Off., Issue Rolls 304, m. 16).
[278] Walsingham (t. II, p. 47) ne précise pas la date des noces royales qui furent faites, dit-il, après l’Épiphanie de 1382. Ce fut l’archevêque de Cantorbéry qui célébra le mariage et couronna la reine.
[279] Cette princesse épousa en 1386 Jean, roi de Portugal.
[280] Froissart fait sans doute ici allusion à la convocation des Trois États, qui eut lieu à Compiègne vers le milieu d’avril 1381, où «aucuns des bonnes villes», à l’exception de Reims, Châlons, Laon, Soissons et Tournai (Chronographia, t. III, p. 32), «acorderent l’imposicion» (Chr. des Quatre Valois, p. 301); voy. plus haut, p. XLV, note [247].
[281] Depuis le 1er juin (voy. plus haut, p. XLV, note [247]) jusqu’à sa rentrée définitive à Paris, avant la campagne de Flandre, le roi séjourna principalement à Melun (11 au 28 juin), à Compiègne (8 à 11 juillet), à Senlis (13 et 15), à Maubuisson, à Soissons; il était le 22 août à Meaux (Petit, Séjours de Charles VI, p. 14). Le 23, il allait coucher au Louvre et, s’apprêtant à continuer en Guyenne la guerre contre les Anglais, présentait son frère Louis de Valois comme son lieutenant (Chronographia, t. III, p. 38-39; cf. Chr. des Quatre Valois, p. 305).
[282] Quand éclata l’émeute des Maillotins, le duc d’Anjou était déjà, depuis près d’une semaine, à Avignon, où il était arrivé le 22 février, ce qui rend assez invraisemblable l’assertion de Froissart relative à l’octroi des subsides par les Parisiens. Le fait n’est du reste pas mentionné par d’autres chroniqueurs.
[283] Gard, arr. d’Uzès, sur un bras du Rhône.
[284] Le duc d’Anjou arrive à Avignon le 22 février 1382 (Journal de Jean le Fèvre, t. I, p. 21). Avant son départ, il avait dû renoncer à son titre de régent. Le roi fut «dispensé à age royal au jour de Toussains» 1382, sous la garde des ducs de Bourgogne et de Bourbon (Ist. et chr. de Flandre, t. II, p. 209).
[285] Aussitôt son arrivée à Avignon, le duc chercha à gagner les Provençaux (Valois, La France et le grand schisme, t. II, p. 21-23), auxquels il confirma à diverses reprises les dons faits par la reine Jeanne. Le pape l’aida dans ces négociations, et le 20 mai, en grand consistoire, donna officiellement le royaume de Naples à la reine Jeanne et au duc d’Anjou, auquel il remit la bannière papale (Petit Thalamus, p. 405).
[286] Le duc partit sans plus s’occuper de la rébellion d’Aix, laissant au duc de Berri, qui était en Provence depuis la Noël et auquel il avait donné la principauté de Morée et celle de Tarente (Journal de Jean le Fèvre, t.1, p. 34 et 41), le soin d’apaiser cette révolte.