[317] Abou-Hammou Mouça II (1359-1386).
[318] Le comte de Cambridge avait pris le chemin de Rio Maior pour venir à Santarem; il était à Almada le 1er septembre 1382, prêt à s’embarquer sur les bateaux castillans (D. Nuñez, t. II, p. 349); mais il ne partit qu’en octobre, après avoir été ravitaillé par Othe de Granson et Jean de Gruyères (Rec. Off., Early Chanc. Rolls 327, m. 23; Issue Rolls 305, m. 3).—Un chroniqueur nous apprend que, dans l’acte où il s’engageait à renvoyer au roi de Castille ses bateaux, le comte de Cambridge avait pris le titre de fils du roy de France et d’Angleterre. Le roi n’accepta pas cette rédaction, à laquelle il fit substituer les mots: fils du roy d’Angleterre (Ist. et chr. de Flandre, t. II, p. 260).
[319] Le 27 octobre 1382, le roi Jean de Castille était à Madrid quand il apprit la mort de sa femme, la reine Éléonore d’Aragon (Lopez de Ayala, t. II, p. 160). Cette princesse était fille du roi Pierre IV d’Aragon et avait épousé Jean Ier en 1375.
[320] Aussitôt après la mort de la reine de Castille, le roi de Portugal propose au roi Jean de lui donner en mariage sa fille Béatrice, qui, en vertu du traité de paix, devait épouser son second fils Ferdinand. Le roi Jean accepte; l’archevêque de Saint-Jacques reçoit pleins pouvoirs (mars 1383) pour faire annuler les fiançailles ayant eu lieu avec le fils du comte de Cambridge; les dispenses du pape sont obtenues et le mariage, hâté par le roi Ferdinand, qui se sent malade à Salvaterra, est célébré par procureur le 30 avril 1383 (L. de Ayala, t. II, p. 161; F. Lopes, t. II, p. 469; D. Nuñez, t. II, p. 350-351). La nouvelle reine arrive à Elvas le 13 mai 1383 (D. Nuñez, t. II, 359).
[321] Ce prince mourut en bas âge.
[322] Déjà malade depuis quelque temps, le roi Ferdinand mourut le 22 octobre 1383, à l’âge de cinquante-trois ans passés.
[323] Froissart raconte avec plus de détails dans son troisième livre la lutte du roi Jean de Castille, soutenu par la reine régente de Portugal, Éléonore Tellez, contre le frère bâtard du roi Ferdinand, qui devait bientôt porter le nom de Jean Ier de Portugal.
[324] Peu de temps avant sa mort, au moment du mariage de sa fille avec le roi de Castille, le roi Ferdinand avait envoyé en Angleterre un écuyer nommé Ruy Cravo, pour s’excuser d’avoir été forcé de renoncer à marier sa fille avec le prince Édouard, fils du comte de Cambridge, et pour protester de son amitié (F. Lopes, t. IV, p. 478; D. Nuñez, t. II, p. 358).
[325] Les Gantois ne pouvaient se procurer des vivres qu’à grand’peine «et furent de si près guettiés toute celle saison d’yver et jusques à l’entrée de may que vivres deffailloient en Gand, si que plus n’avoient que mengier» (Ist. et chr., t. II, p. 245).
[326] Philippe d’Artevelde avait, en mars 1382, commandé une expédition qui était allée chercher des vivres dans les environs d’Audenarde et de Courtrai (Kervyn, t. X, p. 455).