[307] Le roi Ferdinand, qui était à Vimieiro, vient à Estremoz, puis à Borba, et rejoint le comte de Cambridge à Elvas (D. Nuñez, t. II, p. 341). Lopez de Ayala estime l’armée portugaise à 3,000 hommes d’armes et celle des Anglais à 1,000 hommes d’armes et à 1,000 archers, forces auxquelles s’ajoutait un grand nombre de gens de pied (t. II, p. 157).
[308] Le roi de Castille quitte Avila, se rend à Oterdesillas, puis à Simancas, à Zamora, enfin à Badajoz, où il est à la fin de juillet 1382. Il a sous ses ordres 5,000 hommes d’armes, 1,500 geneteurs et quantité de gens de pied, d’arbalétriers et d’archers (D. Nuñez, t. II, p. 342; Lopez de Ayala, t. II, p. 156-157). Le roi de Castille «entra oudit royaume de Portugal si fort et si puissant de gens d’armes que lesdis roy de Portigal et Anglois furent contrains de faire traictié avecques lui, par lequel traictié ledit roy de Portigal renonça au traictié et aliances qu’il avoit avecques les Anglois» (Ist. et chr. de Flandre, t. II, p. 260).
[309] Froissart fait sans doute allusion à la prise de Bruges par les Gantois et aux négociations engagées entre Philippe d’Artevelde et le roi d’Angleterre.
[310] Martin, cardinal, fut évêque de Lisbonne du 5 mai 1379 au 6 décembre 1383, date à laquelle il fut tué.
[311] Grand chambellan de Castille. Ce personnage est le seul de tous ceux que cite Froissart qui soit officiellement intervenu comme plénipotentiaire dans la signature du traité de paix. Il avait pour collègue castillan Pero Sarmento. Le roi de Portugal était représenté par dom Alvaro Perez de Castro, comte d’Arraiolos, et Gonçalo Vasquez de Azeuedo (Lopez de Ayala, t. II, p. 158; F. Lopes, t. IV, p. 459; D. Nuñez, t. II, p. 345).
[312] L’évêque d’Astorga était chancelier de Castille.
[313] La principale clause du traité de paix fut les fiançailles de Ferdinand, deuxième fils du roi de Castille, avec l’infante Béatrice, dont le mariage avec le fils du comte de Cambridge était ainsi rompu. Le roi Jean s’engageait à rendre sans rançon les vingt galères prises à la flotte portugaise et à fournir des bateaux pour rapatrier les mercenaires anglais (Lopez de Ayala, t. II, p. 159; D. Nuñez, t. II, p. 345).
[314] Les chroniqueurs portugais mentionnent la colère des Anglais de voir signer la paix; ils se disaient trompés (F. Lopes, t. IV, p. 464; D. Nuñez, t. II, p. 348).
[315] Mohammed V était monté sur le trône de Grenade en 1354, où il resta jusqu’en 1391, après un interrègne entre 1359 et 1360.
[316] Le roi de Tunis était alors Abou-’l-Abbas-Ahmed (1370-1394).