[337] D’après une chronique (Ist. et chr., t. II, p. 204), les Gantois n’étaient que 4,000 «et avoit avec yauls pluiseurs carios qui menoient trebus et espingalles.» D’après Olivier de Dixmude, cité par Kervyn (t. X, p. 458), l’armée de Philippe d’Artevelde s’élevait à 8,000 hommes.

[338] Au point du jour, le vendredi 2 mai 1382, les Gantois arrivent à nonne à une lieue de Bruges (Ist. et chr., t. II, p. 246), dans la plaine de Beverhoutsveld, qui a donné son nom à la bataille.

[339] Le texte de Froissart porte ici Buxy, mais de la comparaison d’un autre passage où figure cet écuyer, à l’occasion des obsèques du comte de Flandre en 1384 (Kervyn, t. X, p. 282), et d’une pièce d’archives publiée par Kervyn (t. XXI, p. 266), il résulte qu’il s’appelait Buxeul = Buxeuil. C’est du reste ainsi orthographié qu’il apparaît de nouveau dans Froissart (t. XV, p. 396, 397 et 423).

[340] Le nom de ce personnage, qui assiste comme écuyer aux obsèques du comte de Flandre (Kervyn, t. X, p. 282), semble altéré; nous le retrouvons ailleurs (t. X, p. 542, et t. XXI, p. 266) sous les formes Leombiart et Le Ombearde, peut-être Lombard.

[341] D’après une chronique (Ist. et chr., t. II, p. 204), l’armée du comte était forte de 20,000 hommes, sans compter les courtiers, bouchers, poissonniers et vairiers qui étaient du parti du comte, les tisserands et foulons tenant pour les Gantois (Ibid., p. 205). Dans Olivier de Dixmude, ce nombre est réduit à 12,000 hommes. Le comte devait avoir aussi à son service des gens d’armes anglais, que nous voyons faire montre en la ville de Bruges le 6 avril 1382 (Arch. du Nord, citées par Le Glay, Chr. rimée, p. 103).

[342] La bataille commença à l’heure de vêpres (Ist. et chr., t. II, p. 204); les Brugeois étaient «plains de viandes et de vins» (Ibid., p. 247).

[343] Il y eut deux décharges d’artillerie de la part des Gantois; l’une d’elles jeta le comte à bas de son cheval (Ist. et chr., t. II, p. 247).

[344] D’après le Religieux de Saint-Denis, (t. I, p. 112), l’armée du comte perdit 5,000 hommes; 6,000, d’après Olivier de Dixmude.

[345] Malgré la panique provoquée dans les rangs de ses auxiliaires, le comte voulait quand même assaillir les Gantois, mais «une grant partie de ceulx de ladicte ville de Bruges se tournèrent contre lui et se mirent avecques ses ennemis et en leur ayde» (Ist. et chr., t. II, p. 258).

[346] Obligé de fuir et de rentrer à Bruges, le comte n’avait pour l’accompagner que 40 hommes (Meyer, fol. 184 rº).