[347] Un nouveau combat eut lieu dans l’intérieur de la ville, où périrent près de 10,000 habitants (Chronographia, t. III, p. 33). Le Religieux de Saint-Denis (t. I, p. 118) prétend qu’étant entrés presque sans résistance dans Bruges, sous prétexte d’assister à la procession, les Gantois se ruèrent sur les habitants et en égorgèrent une partie avec les armes qu’ils tenaient cachées.

[348] Le comte perdit son sceau dans la déroute, et trois semaines après, à Lille, dut se servir de celui du sire de Ghistelles (7e Cartulaire de Flandre, cité par Le Glay dans Chr. rimée, p. 104).

[349] Froissart a donné dans sa Chronique de Flandre (Bibl. nat., ms. fr. 5004, fol. 105 vº-108 rº) une rédaction plus détaillée qui nous apprend que ce fut à un bourgeois de Gand, nommé Renier Campion, que le comte dut son salut. La vieille femme qui le cacha chez elle était la veuve Bruynaert (Kervyn, Hist. de Flandre, t. III, p. 486).

[350] Le pillage fut grand (Ist. et chr., t. II, p. 178); d’après Walsingham (t. II, p. 62), 17,000 hommes furent tués dans Bruges.

[351] Un assez grand nombre d’habitants quittèrent alors leur ville et se retirèrent à Tournai avec tout ce qu’ils possédaient (Arch. nat., JJ 122, fol. 37 vº).

[352] Jean de Baronaige figure déjà, quoique non mentionné par Froissart, parmi les défenseurs d’Audenarde en octobre 1379 (Chr. et ist., t. II, p. 165 et 230).

[353] Sur la filiation et les alliances de Thierri d’Anvaing, voy. Kervyn (t. XX, p. 98).

[354] Florent de Heule avait été fait chevalier au siège d’Audenarde en octobre 1379 (Ist. et chr., t. II, p. 166).

[355] Un des premiers actes de Philippe d’Artevelde fut de mettre de nouveaux fonctionnaires à la tête de la ville (Ist. et chr., t. II, p. 248). La Chronique de Flandre donne le nom de l’épicier-hôtelier, Guillaume le Cat (Bibl. nat., ms. fr. 5004, fol. 110 rº), chez qui Philippe organisa la nouvelle administration de Bruges (voy. aussi Kervyn, t. X, p. 460). Philippe avait fait rassembler hors des murs, à l’abbaye de Sainte-Catherine, tous ceux de Bruges qui acceptaient le nouvel état de choses et leur avait fait jurer fidélité; le reste des habitants avait été tué (Ist. et chr., t. II, p. 205), ce qui ne concorde guère avec l’opinion de Walsingham (t. II, p. 62), qui prétend que les procédés des Gantois furent si humains que, trois jours après la prise de la ville, les marchandises recommençaient à affluer à Gand et les marchés à se rouvrir.

[356] Le comte resta caché jusqu’à minuit le samedi (et non le dimanche) et sortit seul et à pied de Bruges (Ist. et chr., t. II, p. 247) «par une fausse porte» (Chr. normande de P. Cochon, p. 170). Il prit aussitôt le chemin de Lille, arriva à Trois-Sœurs, y trouva une jument qui le conduisit jusqu’à Roulers; là il se fit reconnaître «à son hoste du Cornet, qui le monta de bon cheval et le mena jusques en Lille, et ses gens siewirent après luy» (Ist. et chr., t. II, p. 248). D’après la Chronographia (t. III, p. 33), le comte avait deux compagnons de fuite.