[377] A Bapaume, le comte fait décoller les otages de la ville de Courtrai, qui vient de se rendre aux Gantois; de Douai, il envoie les otages d’Ypres à Bapaume, à Hesdin et ailleurs (Ist. et chr., t. II, p. 206).
[378] C’est au mois d’août que fut convoquée à Compiègne l’assemblée des nobles et des prélats (Terrier de Loray, Jean de Vienne, p. 167). Le roi et le duc de Bourgogne s’y trouvaient ensemble le 15 (Petit, Séjours de Charles VI, p. 14, et Itinéraires, p. 152).
[379] Le Religieux de Saint-Denis (t. I, p. 70) raconte d’une autre façon l’origine de l’emblème adopté par Charles VI, qui aurait pris à la chasse un cerf, porteur d’un collier sur lequel étaient gravés les mots: Cæsar hoc mihi donavit. Le récit de Froissart faisant allusion à un cerf volant a au moins le mérite d’expliquer toutes les particularités de l’animal cher au roi.
[380] La Chronographia (t. III, p. 34-35) fait remonter antérieurement (au 24 juin 1382) l’envoi d’une lettre de Philippe d’Artevelde, demandant au roi de France, qu’il appelle son seigneur, de prendre en main le gouvernement des Flandres en lieu et place du comte, s’il ne voulait pas voir le roi d’Angleterre se substituer à lui. Les Flamands ne demandaient du reste qu’à traiter; mais le comte de Flandre et le duc de Bourgogne poussaient au contraire le roi à faire la guerre (Chr. des Quatre Valois, p. 305).
[381] Ce messager, qui se nommait Hennequin et avait appris le français à la cour de France, fut accueilli par le duc de Bourgogne avec des insultes (Chronographia, t. III, p. 34), mais fut laissé en liberté, dit le Religieux de Saint-Denis (t. I, p. 172). Froissart semble être plus dans la vérité, quand il avance qu’on le garda plus de six semaines en prison, car cette arrestation fut un des griefs de Philippe d’Artevelde contre le roi (cf. dans notre texte p. [261] et [277]).
[382] Peu de temps après sa lettre du 24 juin (voy. plus haut, note [380]), Philippe d’Artevelde avait entamé des négociations avec l’Angleterre, et aux dates des 11 et 15 juillet et du 18 août 1382, nous trouvons la mention de paiements faits soit à un envoyé de Philippe, soit à Richard Hereford, héraut, à Edmond Halstede, Richard Wodehall et George de Ffelbrigg, écuyers, députés vers les Gantois (Rec. Off., Issue Rolls 305, m. 9, 11 et 13). A la date des 19-24 août figure aussi dans les comptes de la ville de Gand l’embarquement des échevins de Gand Michiel Boene et Jan de Hert, et à la date du 13 septembre le départ pour l’Angleterre de Laurent de Maech, de Jan de Jonghe et de Jan uten Broucke (Rekeningen, p. 328-329).
[383] Voy. le passage relatif à cet emprunt de 200,000 florins ou 50,000 marcs dans la rédaction du ms. de Rome, t. II, p. 256-257.
[384] Philippe d’Artevelde était à Bruges du 4 au 8 septembre 1382; nous le trouvons sous les murs d’Audenarde ou à Edelaere du 12 septembre à la fin de novembre (Rekeningen, p. 328-331).
[385] Le récit de Froissart renferme plus d’une erreur et plus d’une confusion dans l’énumération des ambassadeurs flamands. Cette ambassade se composait en effet de 12 membres, dont les noms nous ont été conservés par les lettres de créance qui leur furent données le 14 octobre 1382. C’étaient Willem van Coudenberghe, Willem vanden Pitte, Race vander Voerde, Jan van Waes et Michiel Boene, représentant Gand; Lodewijc de Vos, Jacop de Scoteleere, Jacop de Bruwere et Willem Matten, représentant Bruges; Gillis Tant, Jacop Moanin et Lamsin de Borchgrave, représentant Ypres (Rekeningen, p. 457-459; voy. aussi Gachard, Mémoires de l’Académie de Belgique, t. XXVII, p. 37). Aux cinq envoyés de Gand étaient adjoints Gillis van Wijnvelde, Martin van Erpe et Pieter van Beerevelt (Rekeningen, p. 330).
[386] François Ackerman ne pouvait faire partie de l’ambassade, étant à cette époque parti pour la Rochelle à la tête d’une flotte (Rekeningen, p. 345).