[387] Mentionné plusieurs fois dans les Rekeningen der Stad Gent (p. 278, 298 et 310).

[388] Ce Louis de Vos est peut-être le même que ce bourgeois de Gand, qui, en 1383, à la bataille de Dunkerque, fut fait chevalier (Kervyn, t. X, p. 225).

[389] Nous trouvons un Jean de Scotelaere mentionné en 1380 dans les Rekeningen (p. 184); mais il est à remarquer que l’envoyé de Bruges se nommait Jacques et non Jean.

[390] Martin vande Water fut le successeur, en 1384, de l’évêque urbaniste de Gand, Jean de West; il ne faisait pas partie de l’ambassade (cf. Kervyn, t. X, p. 463).

[391] Le nom de Bruwere, qui appartient ici à un bourgeois de Bruges, est fréquent à Gand (Rekeningen, p. 64, 84 et 97).

[392] Ce clerc, dont le nom est supprimé dans la plupart des manuscrits, est appelé Bande Quintin dans l’un (c’est la leçon que nous avons adoptée) et Hewart de Sueskes dans un autre; mais ces noms sont tout à fait fantaisistes. Nous avons consulté à ce sujet M. Julius Vuylsteke, dont la compétence est grande pour tout ce qui regarde l’histoire de Gand. Il nous a gracieusement répondu et sa conclusion est que le personnage en question ne peut être que maître Willem de Coudenberghe, l’un des ambassadeurs. Malgré la valeur de cette autorité, nous croyons qu’il faut plutôt reconnaître dans le clerc de Froissart, parent de Philippe d’Artevelde, Martin van Erpe, neveu de Philippe et plus tard un de ses héritiers, un de ceux qui avaient été adjoints à l’ambassade (voy. p. LXXI, note [385]). En faisant de ce clerc anonyme le successeur prématuré de l’évêque urbaniste Jean de West, Froissart l’identifiait avec Martin vande Water, qu’il avait déjà mentionné à tort comme accompagnant l’ambassade.

[393] Jean de West, évêque urbaniste de Gand, que Froissart semble avoir confondu avec l’échevin Jan van Waes, suivi dans cette erreur par Meyer (fol. 186 vº) et par Kervyn de Lettenhove (Histoire de Flandre, t. III, p. 505), a laissé peu de traces dans l’histoire de Gand. Cet ancien doyen de Tournai, nommé par les Gantois, en haine de la France clémentine, évêque de Tournai à la place de Pierre d’Auxy, avait été pourvu en 1380 de bulles régulières par Urbain VI (Valois, La France et le grand schisme, t. I, p. 261). C’était un grand clerc, disent les chroniques du temps (Ist. et chr., t. II, p. 175; dom Smet, Rec. des chr. de Fl., t. III, p. 273); il mourut en 1384 et fut enterré dans l’abbaye de Saint-Victor de Waestmunster près de Termonde, revêtu de ses habits pontificaux (Gallia christiana, t. III, col. 229).

[394] Les ambassadeurs qui vinrent recevoir leurs instructions de Philippe d’Artevelde étaient à Edelaere du 30 septembre au 2 octobre; ils partirent le 17 (Rekeningen, p. 329-330).

[395] Ce Jean de Caumont semble devoir être nommé Raymond (P. Anselme, t. IV, p. 481). Par contre, nous trouvons un Jean de Caumont, sans doute frère de Nompar de Caumont (Ibid., t. IV, p. 470), écuyer en Flandre et à l’Écluse en 1387 et 1388 (Bibl. nat., Pièces orig. vol. 622).

[396] Perducat d’Albret, que nous voyons le 6 mai 1381 recevoir du roi d’Angleterre la confirmation du don de la ville de Bergerac, qu’il avait reçue précédemment du roi Charles V, se retrouve à la Rochelle, après le 6 mai 1381 (Labroue, Le livre de vie, p. 154) et à Londres lors de l’insurrection de 1381 (voy. plus haut, p. [XXXI]), reçoit le 6 septembre le don de la baronnie de Caumont et autres lieux (Rec. Off., Privy Seals 472, nº 1901), après avoir reçu le 1er du même mois les terres du seigneur de Langoiran rebelle (Ibid., 471, nº 1897). Il reçoit le 25 octobre un don d’argent (Rec. Off., Issue Rolls 304, m. 5), le 6 mai 1382, le château de Verteuil-de-Castelmoron (Labroue, p. 159); enfin, le 26 juillet de la même année, 50 livres à valoir sur une somme promise par le roi Édouard. Cette somme de 50 livres est délivrée à «Bertucato de la Brette de dominio Aquitannie, nuper capto de guerra in servicio regis per gentes francigenas, inimicos regis, et pro instante prisonario existenti» (Rec. Off., Issue Rolls 305, m. 12). Sur Perducat d’Albret, alors qu’il était au service de la France, voy. une note de Siméon Luce (t. VII, p. CIV, note 2).