[397] La note précédente montre que Perducat d’Albret ne mourut que passé le 26 juillet 1382, au moins près d’un an après avoir été mis en possession de la baronnie de Caumont.

[398] Les ambassadeurs flamands étaient porteurs d’instructions que nous résumons d’après le texte qu’en a donné Kervyn (t. X, p. 464-466). Ils demandaient la confirmation des privilèges à eux accordés par les rois d’Angleterre, l’établissement à perpétuité en Flandre de l’estaple de la laine, la protection par une flotte anglaise du commerce que la Flandre entretenait avec la Rochelle et autres villes du continent, le paiement par termes de la somme de 140,000 livres sterling octroyées autrefois aux Flandres par le roi Édouard, enfin l’expulsion hors du territoire anglais des réfugiés flamands. Les ambassadeurs recevaient des présents du roi à la date du 25 octobre 1382 (Rec. Off., Issue Rolls 305, m. 3) et, le 31, Jean Morewell les accompagnait jusqu’à Sandwich (Ibid.), comme il l’avait fait précédemment pour une autre ambassade (Ibid. 306, m. 1), et retenait des bateaux pour leur traversée (Ibid. 305, m. 3).

[399] A la date du 20 décembre 1382, Philippe d’Artevelde recevait du roi d’Angleterre une certaine somme à valoir sur les 100 marcs représentant jusqu’au 14 novembre les arrérages d’une pension viagère de 12 sous par jour à lui accordée autrefois par le roi Édouard III (Rec. Off., Issue Rolls 306, m. 9).

[400] Au cours du siège, Philippe manqua de s’emparer de la ville sans coup férir, car les chevaliers, se plaignant de ne pas recevoir leur solde, étaient décidés à abandonner le service du comte. Les bourgeois intervinrent, et grâce à un changeur de Valenciennes, Pierre Rasoir, les choses restèrent en l’état. Voy. de longs détails sur cette négociation dans la Chronique de Flandre de Froissart (Bibl. nat., ms. fr. 5004, fol. 138 rº-142 vº). Pendant que les Gantois étaient ainsi occupés par le siège, nous trouvons, à la date du 28 septembre, la mention d’un paiement fait par le comte à un garçon qui aurait mis le feu au logis de Philippe d’Artevelde (Chr. rimée, p. 106). Cette maison n’est sans doute pas celle que son père possédait à Gand place de la Calandre, à côté de l’hôtel de Masmines (Kervyn, t. II, p. 537), et que l’on montrait encore au XVe siècle (Kervyn, t. IV, p. 473).

[401] Malgré des avis contraires qui se manifestèrent jusqu’au dernier moment, le roi, influencé par le duc de Bourgogne, qui plaidait la cause de son beau-père (Chr. du bon duc Loys, p. 167), était décidé à intervenir dès le mois d’août; et le 18 il allait à Saint-Denis prendre l’oriflamme qui fut remise à Pierre de Villiers (Religieux de Saint-Denis, t. I, p. 176). Pendant ce temps, la campagne se préparait secrètement et sous l’apparence d’un projet d’expédition en Angleterre. C’est ainsi que la compagnie de Jean de Vienne, rassemblée à Orléans, ne prit qu’à la fin de septembre le chemin du nord (Terrier de Loray, Jean de Vienne, p. 167).

[402] L’évêque d’Auxerre, Guillaume d’Estouteville, fut transféré à Lisieux le 18 septembre 1382; son successeur, Ferri Cassinel, fut installé sur son siège avant le 22 octobre 1382.

[403] Pierre Aycelin de Montaigu.

[404] Gui de Honcourt, chevalier, au service du duc d’Anjou en 1379, gouverneur du bailliage d’Amiens en 1385 (Bibl. nat., Clair. vol. 60, nos 14 et 63), était seigneur de Laidain et de Fontaines, conseiller du roi (Bibl. nat., Pièces orig. vol. 1530) en 1387, et plus tard bailli de Vermandois. Nous l’avons déjà mentionné à Béthune et à Ham en 1380 (t. IX, p. CII).

[405] Ces commissaires, auxquels une chronique de Flandre ajoute Enguerran de Hedin (Ist. et chr., t. II, p. 260), arrivaient en octobre à Tournai (Chronographia, t. III, p. 40) et demandaient par deux fois un sauf-conduit à Philippe d’Artevelde pour aller traiter avec lui, mais celui-ci refusa insolemment une première fois de Gand à la date du 10 octobre, une seconde fois d’Edelaere à la date du 14 (Ist. et chr., t. II, p. 261-262). Une autre rédaction note cependant que quelques-uns des commissaires allèrent à Audenarde parlementer avec Philippe (Ibid., p. 207).

[406] Jean Bonenfant, bourgeois de Tournai, premier échevin de Saint-Brice en 1379, était marchand de vins (Kervyn, t. XX, p. 357).