[407] Sur Jean Piétart, bourgeois de Tournai, tanneur, plusieurs fois mayeur des échevins de Saint-Brice, voy. Kervyn (t. XXII, p. 358-359).

[408] Cette lettre du 20 octobre a été publiée par M. J. Vuylsteke dans les Rekeningen der Stad Gent (p. 461-463) d’après un ms. de Gand qui offre quelques variantes avec notre texte et modifie même le sens de toute une phrase; c’est ainsi qu’à la p. [276], l. 19-22, au lieu de mais il... entre nous (leçon qui se retrouve à peu près semblable dans tous les mss., même ceux de la Chronique de Flandre, cf. Bibl. nat., fr. 5004, fol. 145 rº), on lit dans le ms. de Gand: mais il vous samble que, selonc nostre response à vous sur ce envoiée que nous n’avons volenté de entendre à la voye du traitié; sur quoy fermement sachiés que nul traitié n’enquerrés entre vous.

[409] Nous ne trouvons ni dans les Séjours de Charles VI ni dans les Itinéraires de M. Petit la mention à cette date du séjour à Péronne du roi ou du duc de Bourgogne.

[410] «Pluiseur noble du conseil du roi ne consillèrent mie que li rois entreprinst le fait, pour ce que li Flamenc estoient fort et douté, et pour ce qu’il sambloit à aucuns que li contes n’avoit mie en temps passé obey à la couronne de Franche dont il devoit le conté de Flandres tenir en pairie.» Ce qui décida l’intervention royale fut la promesse que le comte ferait hommage de son comté au roi (Ist. et chr., t. II, p. 207). On feignait du reste de ne prendre aucune décision ferme, et il fut convenu que le roi irait d’abord à Arras «et là se prendroit la conclusion de ce qu’il devroit faire» (Ibid., p. 262).

[411] C’est vers la mi-octobre, à Arras, que devaient se réunir les gens d’armes (Religieux de Saint-Denis, t. I, p. 174). La Chronographia fixe le rendez-vous à Corbie et à Péronne pour le 20 octobre (t. III, p. 39).

[412] Quoi qu’en dise Froissart, la distribution des vivres fut moins qu’assurée et l’armée royale, ne recevant pas de solde, pilla la province d’Artois, abandonnée aux hommes et aux chevaux (Ist. et chr., t. II, p. 210; cf. Chronographia, t. III, p. 41).

[413] C’est de Compiègne que Charles VI partit pour la Flandre; et avant son départ, le 28 octobre, il écrivait une lettre au bailli de Rouen pour presser l’envoi d’une troupe de 100 arbalétriers (Bibl. nat., Portefeuilles Fontanieu, vol. 99-100, fol. 152-156). Les diverses chroniques fournissent des dates différentes pour l’arrivée de Charles VI à Arras. D’après les Séjours de Charles VI, le roi était les 30 et 31 octobre à Nesle, le 1er novembre à l’abbaye de Saint-Nicolas d’Arrouaise et le 3 à Arras. Le prince Louis, frère du roi, vint aussi à Arras, mais le conseil décida son éloignement, voulant assurer la succession au trône, au cas où il arriverait malheur au roi (Ist. et chr., t. II, p. 210-211). L’armée royale était forte de 10,000 hommes, sans compter les arbalétriers, les gens de pied, les troupes légères et les valets d’armée (Religieux de Saint-Denis, t. I, p. 188).

[414] C’est à l’abbaye de Saint-Nicolas d’Arrouaise, le 1er ou le 2 novembre, que le comte de Flandre «fist hommage au roy de toutes les terres qu’il devait tenir du roy et du royaume» (Ist. et chr., t. II, p. 210). Le comte était du reste arrivé à Arras bien avant Charles VI, puisqu’à la date du 26 octobre il donnait quittance en cette ville à Gilles Basin, son panetier, d’une certaine somme empruntée pour lui (Chr. rimée, p. 106).

[415] D’après le Religieux de Saint-Denis (t. I, p. 190), le roi, avant de commencer la campagne, fit sommation de déposer les armes et de rentrer dans le devoir à Philippe d’Artevelde, qui refusa. C’est sans doute une allusion à l’échange de correspondances qui eut lieu précédemment entre Philippe et les commissaires royaux.

[416] Nord, arr. de Lille, sur la rive droite de la Lys; la partie belge de la ville est sur la rive gauche.