Si s’en partirent en une compaignie bien douse

mille saudoiiers et gens qui n’avoient de quoi vivre

et qui estoient ja tout taint et velu de famine, et s’en

vinrent devers la bonne ville de Brouxelles. On Leur

15cloï les portes au devant, car on se doubta d’eus, ne

on ne savoit à quoi il pensoient. Quant il se trouvèrent

en la marce de Brouxelles, il envoiièrent de leurs

gens tous desarmés devant l’amant de Brouxelles et

les jurés, en dissant, pour Dieu, que on eust d’eus

20pité et que il eussent des vivres pour leur argent, car