P. [283], l. 17-18: Si... mauvaisté.—Manquent au ms. B 12.
P. [283], l. 18: mauvaisté.—Le ms. A 2 ajoute: et n’avoit cure.
P. [283], l. 18-20: et... on.—Mss. A 7, B 5, 7: siques nul.—Ms. B 12: et tousjours multiplier la guerre.
P. [283], l. 20: on n’osoit.—Ms. A 2: sur mal, ne pourtant que on n’osoit autrement.
P. [283], l. 20-21: ne... sceuist.—Mss. A 7, B 5, 7: de paix ne de traittié.
P. [283], l. 22-23: com... fust.—Manquent au ms. B 12.
§ 490. P. [283], l. 24: Cheste.—Ms. A 2: Ainsi ceste.
P. [283], l. 24 à p. [284], l. 15: Cheste guerre... de le guerre.—Ms. B 20: Ceste guerre de Flandres que ceulx de Gand avoient, comme dit est, maintenue à l’encontre de leur naturel seigneur le conte Loys, et, après son trespas, encontre le duc Phelippe de Bourgoingne, aussi leur seigneur droiturier, avoit duré sur le point de.VII. ans, et tant de malefices en estoient advenuz et descendus que ce seroit une trop grant hideur et merveilleuses besoingnes de les ouïr racompter. Car, proprement, les Turs, les Sarrazins, les payens et les autres nations infidèles et moult loingtaines s’en dueilloient fort et non sans cause, car toutes marchandises par mer en estoient reffroidies et sans avoir nul cours, et toutes les bendes de la haulte mer, de soleil levant jusques à soleil couchant, et tout le septentrion trop s’en sentoient, car à la vérité et de long temps la plus par[t] de la marchandise des dix et sept royaulmes chrestiens par especial viennent par mer et arrivent à l’Escluse, en la conté de Flandres, et toutes manières de marchandises ont là leur delivrance, ou au Dam, ou à Bruges. Or, regardez doncques, à considerer raison, quant les marches loingtaines s’en douloient, se les contrées prochaines comme tout premièrement Flandres, Haynnau, Brabant, Artois, Hollande, Zeellande et autres ne devoient point bien sentir celle tant doulloureuse guerre. Et se n’y pouoit nulz princes ne autres, ne sçavoient trouver moien de paix ne bon remède. Et fault croire que, quant le traittié de la paix y fut premièrement advisé, que ce vint de la grace de Nostre Seigneur et par droitte inspiration divine, et que Dieu regarda et entendi à aucunes bonnes prières et requestes qui luy furent faittes par devottes personnes, et eut pitié de son pueple, car moult de menues gens et povres mesnages vivoient et estoient en grant povreté et misère par toute Flandres es bonnes villes et sur le plat pays par celle guerre qui tant avoit duré.
P. [283], l. 26: près.—Ms. A 2: plus.
P. [283], l. 29: car.—Ms. A 2: grandement, pour tant que.