P. [289], l. 5-6: Je sens... pais.—Ms. B 20: J’ay aucunement entendu qu’il a très grant desir de parvenir à bonne pais.
P. [289], l. 6: et à amour.—Manquent aux mss. A 7, B 5, 7.
P. [289], l. 7-32: Tout... ouvra.—Ms. B 20: Tout ainsi que le duc luy ordonna, le chevallier s’i emploia à son loyal pouoir. Si retourna à Gand et rapporta à ces deux, Rogier et Jaques, très bonnes nouvelles tellement que ilz s’en contentèrent très bien. Après ce, il s’en alla tout secrètement devers Franchois Acreman, au chastel de Gavre, et à luy se descouvry très secrètement de toutes ces besoingnes. Franchois pensa ung petit sus et puis respondi assez joieusement, et dist: «Quant il plaira à monseigneur de Bourgoingne à tout pardonner et la bonne ville de Gand tenir en ses franchises, ja je n’y seray rebelle ne contredisant que bonne paix ne s’i traitte, mais dilligent à mon pouoir de aydier à conduire et trouver la paix.» Atant le chevallier se party de Gavres et de Franchois Acreman, et, sans rentrer en Gand, il retourna en France devers le duc de Bourgoingue et luy remoustra tout ce qu’il avoit exploittié. Le duc l’ouy et y entendi voulentiers, et rescripvy lettres ouvertes et lettres closes qui furent seellées de son seel, moult gracieuses et moult amiables, à ceulx de Gand adrechans, et les apporta le chevallier meïsmes. Si retourna en Flandres et vint à Gand, mais il n’avoit mie alors les lettres avecques luy (ce nonobstant il s’en fist fort à Rogier Evrevin et à Jaques d’Ardembourg), par le contenu desquelles le traittié estoit tout demené. Or regardez le grant peril où messire Jehan d’Elle et Rogier et Jaques se mettoient. Car se, par aucune souspechon ou par autre quelquonques voie que ce euist esté, messire Jehan Le Boursier ou Piettre du Bois en euissent esté advertis, il estoit fait de leurs vies. Oncques besoingne ainsi doubteuse et tant perilleuse et dangereuse ne fut plus discrètement conduite et demenée, et Dieu proprement s’i emploia moult grandement.
P. [289], l. 8: aporta ces.—Mss. B 1, 2: porta à cez.—Ms. B 12: raporta à ces.
P. [289], l. 9: tant... contentèrent.—Manquent au ms. B 12.
P. [289], l. 11-12: François... respondi.—Mss. A 2, 7, B 5, 7: Fr. respondy après ce qu’il ot penssé un petit [A 2 aj.: sus] et dist.—Ms. B 12: Après ce que Fr. eut ung petit pensé, respondit liement.
P. [289], l. 19-20: ouvertes... et.—Manquent au ms. B 12.
P. [289], l. 21: adrechans.—Manque aux mss. A 7, B 5, 7.
P. [289], l. 23-26: Mais... demenée.—Ms. B 12: et dist à messire Rogier et à Jaques d’Ardenbourg comment il avoit exploittié.
P. [289], l. 26: regardés.—Le ms. B 5 ajoute ici un membre de phrase qui se retrouve plus loin, p. 291, en tête du [§ 495]: se Dieu fut bien pour les deux preudommes et pour le chevalier, et.