[17] Les Flamands qui défendaient le pont étaient nombreux: 8,000 d’après la Chronographia (t. III, p. 41), 9,000 d’après le Religieux de Saint-Denis (t. I, p. 198), 6,000 d’après une rédaction des Istore et croniques de Flandres (t. II, p. 263); ce texte ajoute qu’il y avait aussi des canons et des ribaudequins. Quant à Pierre du Bois, il semble bien qu’il ne se trouvait pas tout d’abord préposé à la garde du pont; il ne vint que le lendemain avec ses renforts pour s’opposer à la marche des Français sur Comines (Ist. et cr., t. II, p. 263).
[18] Il s’agit ici de cette rivière qui passe à Lille et se jette dans la Lys à Deulemont, et non à Menin, comme semblerait le faire supposer le passage de Froissart. Le confluent est donc en amont et non en aval de Comines.
[19] Hervé (et non Henri) de Mauni, chevalier, seigneur de Torigni, assiste au siège de Gavrai (1378) et figure à Carentan dans une revue (1er juin 1381). Il est capitaine ordonné au pays de Basse-Normandie en août 1383 (Bibl. nat., Clair. vol. 72, no 5621); il y est encore le 4 octobre 1387, et porte, dans une quittance du 12 mai 1403, le titre de chambellan du roi et de Mgr le duc d’Orléans (Bibl. nat., Pièces orig. vol. 1896).
[20] Nous retrouvons plus tard en Italie Louis d’Enghien, venu au secours du duc d’Anjou après la campagne de Flandre (Chronographia, t. III, p. 69).
[21] Il y eut au pont de Comines, d’après d’autres chroniqueurs, non pas seulement une escarmouche, mais une vraie bataille entre les défenseurs du pont et les premiers chevaliers qui passèrent la rivière. Les Flamands perdirent même à cette attaque 3,000 des leurs; c’est pour venger cet échec que le lendemain Pierre du Bois vint avec des troupes fraîches qui, une seconde fois, durent céder devant les Français (Ist. et cr., t. II, p. 212 et 250).
[22] Froissart donne à cette nuit la date du 27 novembre; il s’agit du lundi 17.
[23] Les chroniqueurs parlent d’une sorcière qui accompagnait Pierre du Bois et portait son étendard; elle fut tuée dans ce combat (Relig. de Saint-Denis, t. I, p. 200; Ist. et cr., t. II, p. 263); son nom est différent suivant les textes (cf. Kervyn, t. X, p. 472).
[24] Ville située sur la Lys, dont la partie nord appartient à la Belgique (Flandre occidentale, arr. d’Ypres), et la partie sud à la France (Nord, arr. de Lille).—C’est le 21 novembre qu’eut lieu le pillage de cette ville (Ist. et cr., t. II, p. 264).
[25] Les «prosecutions» des Bretons surtout furent pénibles pour les Flamands (Ist. et cr., t. II, p. 250). Eustache Deschamps fait allusion aux ravages de ces routiers et n’épargne pas non plus les Bourguignons (Œuvres complètes, p. p. la Société des anciens textes français, t. I, p. 217-218).
[26] Le roi d’Angleterre avait cherché à se faire bienvenir de ces ambassadeurs par de très beaux présents; à la date du 14 février 1383, il payait encore une somme de 60 livres 15 sh. à Nicolas Twiford, orfèvre, pour prix de vases dorés offerts aux envoyés gantois (Rec. Off., Issue Rolls 199, m. 13 et 306, m. 14; cf. aussi précédemment t. X, p. LXXIII, n. 3), qui demandaient en échange de leur alliance que l’estaple des laines fût transférée de Calais en Flandre.