[27] C’est le jeudi 20 novembre 1382 que Charles VI traverse la Lys (Ist. et cr., t. II, p. 263; Séjours de Charles VI, p. 15) et non le mardi 18 novembre, comme le dit Froissart.
[28] Ce personnage est seulement désigné dans les chroniques comme le «capitaine ordonné par les gens de Gand» (Ist. et cr., t. II, p. 179).
[29] La soumission d’Ypres n’eut pas lieu sans coup férir, mais à la suite d’un échec que subirent les habitants du fait d’une avant-garde envoyée à la recherche de vivres (Relig. de Saint-Denis, t. I, p. 202). Le 22 novembre, la ville ouvrit ses portes après avoir arboré la bannière fleurdelysée; elle s’engageait à reconnaître le roi pour son seigneur et à se ranger du parti du pape Clément (Ist. et cr., t. II, p. 264-266).
[30] L’émeute parisienne fut une des conséquences du soulèvement de Rouen (voy. plus bas, [note 33]); «quant cheus de Paris ourent nouvelles que cheulz de Rouen s’estoient revellés, il en ourent grant joye pour ce qu’il avoient commenchié» (Chr. norm. de Pierre Cochon, p. 169).
[31] Nicolas le Flamand, marchand drapier, était fournisseur du roi et du duc de Bourgogne (Moranvillé, Ét. sur Jean le Mercier, p. 88, note 1); déjà compromis comme partisan d’Étienne Marcel, il avait obtenu des lettres de rémission.
[32] Une lettre de rémission du 28 septembre 1384 est accordée à un homme qui, à Orléans, a pris part à une rébellion «pour contredire les aides ordenées pour le fait de noz guerres» (Arch. nat., JJ 125, fol. 114).
[33] C’est en juin 1382, d’après la Chronique de Pierre Cochon (p. 168), le 1er août, d’après la Chronique des Quatre Valois (p. 304), qu’une nouvelle émeute, succédant à celle qui avait pris fin en avril, s’éleva à Rouen à propos des impôts sur les draps et sur les boissons. Elle s’apaisa bientôt grâce à l’intervention du maréchal de Blainville et de Guillaume de Bellengues, capitaine de la ville et chambellan du roi.
[34] C’est le 22 novembre que Cassel se rend (Ist. et cr., t. II, p. 264).
[35] Poperinghe fut pillée le 22 par les gens du duc de Bourbon, qui tuèrent plus de 4,000 ennemis et emportèrent un grand butin (Cabaret d’Orville, Chron. du bon duc Loys de Bourbon, p. 170).
[36] Messines fut pillée le 21 novembre (Ist. et cr., t. II, p. 264).