[37] D’après une famille de mss., le roi n’entra pas dans Ypres, et se contenta de camper en face de la ville.

[38] Les comptes de la ville de Gand nous apprennent que Philippe d’Artevelde était depuis le 25 octobre à Edelaere, où il était encore le 19 novembre; le 22, il était à Courtrai (De Rekeningen der Stad Gent, p. 334-335). C’est donc à tort qu’un peu plus loin Froissart se demande pourquoi Philippe ne reste pas à Audenarde.

[39] Cette recommandation se retrouve aussi dans le Religieux de Saint-Denis (t. I, p. 206).

[40] Les chiffres donnés par les différents chroniqueurs varient: 60,000 hommes dans la Chronographia (t. III, p. 43); 50,000 à 60,000 dans le Petit Thalamus (p. 406); 40,000 dans la Chronique de Pierre Cochon (p. 171), dans la Chronique du bon duc Loys de Bourbon (p. 170), dans Eustache Deschamps (t. III, p. 69) et dans une rédaction d’une Chronique de Flandre (Ist. et cr., t. II, p. 267); 30,000 dans une autre version (Ibid. t. II, p. 180), «gens de commugnes et mal ordonnées.»

[41] Le duc de Berri était arrivé le 25 (Ist. et cr., t. II, p. 266). La présence à l’armée de Louis, frère du roi, alors comte de Valois, n’est mentionnée que par le Religieux de Saint-Denis. Ce prince avait été renvoyé en Picardie, soit à Péronne (Chronographia, t. III, p. 44, note 1), soit à Mondidier (Ist. et cr., t. II, p. 210-211). Voy. Jarry, la Vie politique de Louis de France, duc d’Orléans, p. 20-21.

[42] Le Religieux de Saint-Denis (t. I, p. 210) parle de 12 éclaireurs français connaissant le flamand, commandés par Guillaume de Langres.

[43] L’armée française était forte de 12,000 hommes (Relig. de Saint-Denis, t. I, p. 210); de 10,000 gens d’armes d’après la Chronique de Pierre Cochon (p. 171).

[44] Une rédaction des Chroniques de Flandre (Ist. et cr., t. II, p. 180-181) énumère dans l’armée du roi: 3 ducs, 21 comtes, 100 doubles chevaliers bannerets, 2,000 autres et 6,000 écuyers.

[45] La question du schisme joua dans cette campagne de Flandre un rôle plus grand que les récits des chroniqueurs ne le laissent supposer. C’est ainsi que le comte de Flandre, partisan du pape Urbain, fut toujours tenu à l’écart par les chevaliers français, qui refusèrent de combattre avec ses gens en raison de leur croyance religieuse (Ist. et cr., t. II, p. 215). On avait même défendu de parler flamand dans l’armée royale (Meyer, fol. 188 vo).

[46] Ce furent les Bretons et les Picards qui entrèrent les premiers en bataille (Ist. et cr., t. II, p. 180).