[47] A ces noms il faut ajouter, d’après le Religieux de Saint-Denis (t. I, p. 220), ceux de Jean Brides, du seigneur de Bavai et de Renaud (lisez Robert) le Baveux.
[48] Meyer (fol. 190 vo) dit que Philippe d’Artevelde fut tué au milieu des siens «cum Jacobo Divite et Johanne Hermanno aliisque tribunis suis.»
[49] La Chronique du bon duc Loys de Bourbon signale le rôle brillant du sire de Couci et du duc de Bourbon (p. 171-174).
[50] Les pertes des Flamands furent très nombreuses; elles varient suivant les chroniqueurs: 26,000 hommes (Ist. et cr., t. II, p. 180 et 216); 25,000 (Deschamps, t. III, p. 70; Relig. de Saint-Denis, t. I, p. 220), sans compter les fuyards; 24,000 (Chr. de Pierre Cochon, p. 172); de 24,000 à 30,000 (Petit Thalamus, p. 406); 20,000 (Chronographia, t. III, p. 45); plus de 18,000 (Chr. des Quatre Valois, p. 306); de 16 à 18,000 (Chr. du bon duc Loys de Bourbon, p. 173).—Les Français furent beaucoup moins éprouvés; le Religieux de Saint-Denis (t. I, p. 220) parle de 7 chevaliers et 44 hommes d’armes; les Chroniques de Flandre (Ist. et cr., t. II, p. 216) donnent le chiffre de 100 hommes, dont 2 ou 3 chevaliers.
[51] Le Religieux de Saint-Denis (t. I, p. 220) cite, au lieu de ce nom, ceux d’Antoine et de Gui de Cousan; ce dernier est seul mentionné dans la Chronique du bon duc Loys de Bourbon (p. 172).
[52] Après la bataille, le comte de Flandre vint remercier le roi, qui le reçut mal et lui reprocha d’avoir souvent fait alliance avec ses ennemis (Relig. de Saint-Denis, t. I, p. 224-226).
[53] On lit dans une chronique de Flandre: «De le desconfiture des Flamens fu le nuyt li fais sceus au siege d’Audenarde par les fuians qui escapperent; dont chil qui le siege tenoient furent tres dolant, et se deslogierent la nuyt moult en grant haste, et laissierent moult de leurs tentes et d’autres coses, et yssirent aucun chevalier et saudoyer d’Audenarde qui, en poursuiant les Flamens, en tuerent et noierent pluiseurs; et li aultre en rallerent a Gant dire la nouvelle» (Ist. et cr., t. II, p. 216).
[54] Dès le lendemain de la bataille le roi est à Thourout. C’est là que, le 29 novembre, il reçoit les députés de la ville de Bruges, accompagnés de deux Cordeliers (Ist. et cr., t. II, p. 267).
[55] Le 11 juillet 1302, Robert d’Artois, commandant les Français, fut vaincu et tué par les Flamands à la bataille de Courtrai, ainsi qu’un grand nombre de chevaliers dont les éperons furent suspendus comme trophées dans une chapelle de l’église Notre-Dame de Courtrai (Ist. et cr., t. II, p. 218).
[56] C’est le 30 novembre, à Thourout, que le roi prit à merci la ville de Bruges, qui reconnaissait le pape Clément et renonçait à l’alliance anglaise, se soumettant à l’autorité du roi et du comte de Flandre. La ville s’engageait de plus à payer en deux termes la somme de 120,000 francs d’or (Extrait du Septième Cartulaire de France, déposé aux Archives de Lille, publié par Le Glay, Chronique rimée, p. 106-109, et par Kervyn, t. X, p. 484-486).