[67] D’après les Séjours de Ch. VI, le roi était encore le 28 décembre à Tournai et se trouvait le 31 à Péronne, où l’attendait son frère Louis (Ist. et cr., t. II, p. 218); c’est donc le 29 ou le 30 qu’il faut placer son arrivée à Arras.
[68] Très attristé par la destruction de Courtrai (Ist. et cr., t. II, p. 218) et par les humiliations nombreuses dont il avait été victime au cours de la campagne, le comte de Flandre n’avait pas attendu la fin du mois pour prendre congé du roi. Une première fois, le 6 décembre, nous le trouvons à Harlebeke, où il récompense le seigneur de Sempi par le don des biens du prévôt de Notre-Dame de Bruges; le 26, il est définitivement de retour à Lille, où nous le voyons octroyer, comme récompenses de services rendus, 10,000 francs au connétable de Clisson, 3,000 à l’amiral Jean de Vienne et à Gui de la Trémoïlle, 1,000 à Enguerran d’Eudin et à Anseau de Salins, et 500 à Gui de Pontallier (Extr. du Septième cartulaire de Flandre, publié par Le Glay, dans Chr. rimée, p. 109-110).
CHAPITRE XVIII
[69] A Péronne, le 31 décembre 1382, à Noyon, le 1er janvier 1383, à Compiègne, du 2 au 7 (Séjours de Ch. VI, p. 16), le roi est accueilli par toute la Picardie avec joie et respect (Relig. de Saint-Denis, t. I, p. 232). C’est à Compiègne, le 7 janvier, que l’on retire le grand sceau au chancelier de France, Milon de Dormans, évêque de Beauvais (Ist. et cr., t. II, p. 272), qui ne fut remplacé définitivement que le 10 juillet par Pierre de Giac, aux gages de 2,000 livres par an (Bibl. nat., Clair. vol. 53, no 3999). L’évêque de Laon, Arnaut de Corbie, et Me Philippe de Moulins furent chargés de l’intérim.
[70] Le roi est à Senlis, le 8 janvier; il couche le lendemain à Louvres.
[71] Pour effrayer les Parisiens, le roi «avoit retenu en Franche grant quantité de gent d’armes qui, avec lui, estoient revenu du pays de Flandres, et les faisoit vivre et gouverner sur les marches près» (Ist. et cr., t. II, p. 219).
[72] Le texte de Froissart, tel que nous l’avons corrigé en y introduisant Estrées-Saint-Denis, montre que les troupes s’étaient échelonnées sur le chemin suivi par le roi; une autre partie était descendue entre la Marne et la Seine.
[73] Il semble préférable d’adopter ici la leçon de certains mss. qui ajoutent entre la rivière de Marne et la rivière de Seine (voy. [p. 348]).
[74] C’est à Saint-Denis, et non au Bourget, que le roi coucha le 10 janvier, veille de son entrée à Paris. Il se rendit solennellement à l’abbaye et remercia Dieu de sa victoire (Relig. de Saint-Denis, t. I, p. 232).
[75] La Chronique du bon duc Loys de Bourbon (p. 176) dit que le roi «avoit 18,000 harnois contre lui;» la Chronique des Quatre Valois (p. 308) parle seulement de 1,500 h. d’armes «rengiés en ordonnance.»