[95] François Ackerman faisait partie de la mission gantoise et portait toujours le titre d’amiral de Flandre. Il était venu de Londres à Sandwich le 4 février, avec Jean Phelippot et quatre autres députés flamands pour retenir des bateaux destinés à passer en Flandre (Rec. Off., Issue Rolls 306, m. 18). Au 1er mai, il commandait neuf gros bateaux flamands et touchait pour ses gages et ceux de trente-six hommes d’armes, du 25 mars au 25 mai, 52 livres; il touchait de plus pour les gages de ses marins, du 26 mars au 9 mai, 130 livres 13 sols 11 deniers (Ibid., 307, m. 4); il touchait le 8 juillet, pour ses gages du 10 mai au 18 juin, 40 livres; pour ceux de ses marins, 125 livres (Ibid., 201, m. 11). A la date du 8 janvier 1384, Fr. Ackerman, écuyer de Flandre, touche un acompte sur sa pension viagère de 200 florins (Ibid., 203, m. 13).
[96] Le comte essaie de se disculper auprès du roi d’Angleterre en lui envoyant des ambassadeurs (Ist. et cr., t. II, p. 306). Il se hâte de se faire remettre (20 février 1383) les chartes de privilèges des villes soumises (Chr. rimée, publiée par Le Glay, p. 112-143).
[97] La croisade fut annoncée en plein Parlement, et le 6 décembre 1382 eut lieu la publication des bulles venues de Rome (Valois, La France et le grand schisme, t. II, p. 226). Par ces bulles, l’évêque de Norwich, Henri le Dépensier, qui devait porter le titre de député et envoyé spécial du pape Urbain «in cruciata contra antipapam et scismaticos sibi adherentes et favorantes» (Rec. Off., Issue Rolls 201, m. 6), avait pleins pouvoirs d’indulgences et d’excommunications (Walsingham, t. II, p. 71-77). «A ses bulles le pape avait joint l’octroi d’un décime à lever sur l’Église» (Wallon, Richard II, t. I, p. 145).
[98] Avant d’entreprendre une nouvelle campagne en Espagne, d’assez longs pourparlers de paix eurent lieu entre le roi d’Angleterre, d’une part, et, de l’autre, le roi de Navarre et celui «qui se dicit regem Hispaniæ.» Les négociations duraient encore en juillet 1383 (Rec. Off., Issue Rolls 199, m. 13, 14; 201, m. 1, 2, 14; 306, m. 14; 307, m. 1; Exch., Queen’s Remembr., Nuncii, bundle 319, no 8).
[99] En date du 13 février, Jean Cabeca de Vaca, évêque de Coïmbre, venu à Londres en ambassade, reçoit des présents du roi (Rec. Off., Issue Rolls 199, m. 13 et 306, m. 14). Quelques jours plus tard, il repart (Ibid., French Rolls 327, m. 14). Le 9 juin, départ d’un nouveau messager du roi de Portugal, Alfonso Ruys, de Cordua (Ibid., Early Chanc. Rolls 327, m. 3).
[100] Froissart appelle à tort cet évêque Thomas.
[101] D’après le Religieux de Saint-Denis (t. I, p. 258), l’armée anglaise se composait de 800 hommes d’armes, sans compter les archers et les hommes de pied. La Chronographia (t. III, p. 53) parle de 12,000 hommes; les Chroniques de Flandre (Ist. et cr., t. II, p. 291) de 8,000 combattants. L’évêque de Norwich avait à sa retenue personnelle 2,500 hommes d’armes et 2,500 archers (Rec. Off., Issue Rolls 201, m. 6).
[102] L’évêque de Norwich devait assurer l’entrée en jouissance de leurs revenus aux religieux et aux bénéficiers qui participaient à l’expédition (Valois, La France et le grand schisme d’Occident, t. II, p. 225).
[103] Les 17 et 18 mars, des bateaux sont retenus (Rec. Off., Issue Rolls 199, m. 17, et 306, m. 17 et 18; French Rolls 327, m. 9) et des armes achetées (Ibid., Issue Rolls 199, m. 16; 306, m. 17); les préparatifs continuent pendant tout le carême (Walsingham, t. II, p. 85), après le mandement que l’évêque a adressé aux clercs.
[104] Le 23 avril eut lieu à Londres le conseil du roi (Rec. Off., Issue Rolls 199, m. 16) qui chargea Thomas Credy et William Howelot d’aller à Sandwich surveiller l’embarquement de l’évêque de Norwich (Ibid., 201, m. 16). Ce n’est que le 17 mai que la flotte anglaise toucha Calais (Ist. et cr., t. II, p. 291); aussitôt son arrivée, l’évêque de Norwich envoya à Londres un messager (Rec. Off., Issue Rolls 201, m. 6).