[115] Il s’agit sans doute ici de Lancelot de Clari, célèbre par son duel à Calais, en juillet 1383, contre Pierre de Courtenai, que le Religieux de Saint-Denis (t. I, p. 392) et Froissart (Kervyn, t. XIV, p. 49) placent à une autre date; cf. Moranvillé, dans Chronographia (t. III, p. 54, n. 2 et 55, n. 3).

[116] Jean de Canni figure dans une revue passée à Paris, le 21 septembre 1410 (Bibl. nat., Pièces orig. vol. 587).

[117] Nord, arr. d’Hazebrouck.

[118] Les Anglais étaient à Poperinghe, qu’ils pillèrent, le 9 juin 1383 (Ist. et cr., t. II, p. 294). Peut-être est-ce à cette date «deux mois avant que nous allissions au pays de Flandres,» qu’il faut placer l’apparition de routiers anglais devant Blaringham (Arch. nat., JJ 122, fol. 87 vo).

[119] Ce fut le 5 juin que l’armée anglaise rejoignit, sous les murs d’Ypres, les Gantois qui l’attendaient au nombre de 2,000 (Ist. et cr., t. II, p. 281-82, 288). Froissart dit, au contraire, que les forces gantoises ne vinrent à Ypres qu’après l’arrivée des Anglais. Le succès des Anglais avait déterminé en Angleterre un nouveau départ de combattants qui rejoignirent sous Ypres le gros de l’armée (Walsingham, t. II, p. 95), ce qui porta les forces de l’armée assiégeante à 30,000 Gantois et 60,000 Anglais.

[120] Pierre van der Zipe fut nommé chevalier avec sept autres hommes d’armes pendant le siège de la ville (Ist. et cr., t. II, p. 290 et 320).

[121] Le châtelain d’Ypres était Jean d’Outre (Ist. et cr., t. II, p. 290 et 320), qui figure plus tard aux obsèques du comte de Flandre.

[122] Les montres où figurent des Bretons sont nombreuses en l’année 1383. Voy. Mémoires pour servir de preuves à l’histoire de Bretagne de dom Morice, t. II, col. 436 et suiv.

[123] Le siège d’Ypres ne commença que le 10 juin 1383; les habitants s’y attendaient depuis longtemps et avaient fait des provisions pour quatre mois; ils s’étaient même procuré du salpêtre à Paris. Une première tentative faite par les Anglais, le 10 et le 11 juin à la Bueter-poorte, puis à la Tempel-poorte, ne réussit pas. Les Anglais s’établirent alors dans les faubourgs qui avaient été évacués et occupèrent, le 13, la paroisse Saint-Michel. Les Gantois, leurs alliés, se fortifièrent entre les quartiers Notre-Dame et Saint-Jean, coupèrent les conduites d’eau alimentant la ville et comblèrent les fossés, en se faisant aider de force par les gens du Franc et par les habitants restés dans les faubourgs. Le 24 juin, jour de la Saint-Jean, les ponts sont prêts à livrer passage aux assiégeants, qui sont repoussés après de fortes pertes (Ist. et cr., t. II, p. 288-289, 293-299).

[124] Le Gallia christiana (t. III, col. 899-900) fait allusion à l’intervention infructueuse de l’évêque de Liège, qui aurait été trouver le roi d’Angleterre sous les murs d’Ypres.