[155] Des espions sont envoyés, le 4 août 1383, pour surveiller les «Engles de Querci, que dizia hom que dian cavalgar en Roergue» (Arch. de Rodez-Cité, CC 209, fol. 46). En juillet 1384, des lettres de rémission signées du duc de Berri et confirmées par le roi sont accordées à la ville de Montauban, qui avait pris patis avec les Anglais du Querci et leur avait fourni des vivres, chevaux, etc. (Arch. nat., JJ 125, fol. 65). A la même date, les Anglais avaient encore 23 forteresses en Querci (Ibid., fol. 76).

[156] C’est le connétable qui fit à Bourbourg sommation de se rendre (Relig. de Saint-Denis, t. I, p. 278); les capitaines Thomas Trivet et Jean de Cornouailles refusent. L’assaut est donné, au cours duquel l’amiral est blessé (Ist. et cr., t. II, p. 278). Un premier combat avait eu lieu où les Bretons avaient eu le dessous (Walsingham, t. II, p. 101).

[157] Le duc de Bretagne, qui favorisait secrètement les Anglais, «leur fist roe de chareite» (Chr. de P. Cochon, p. 174) et proposa son intervention. Il remontra au roi combien la saison était mauvaise pour guerroyer et combien la victoire était douteuse. Malgré l’opposition de Pierre de Villiers, on entama des pourparlers avec les assiégés (Relig. de Saint-Denis, t. I, p. 286-290).

[158] Il était impossible qu’on pût avoir à Bourbourg, le lundi 14 septembre, connaissance de la prise d’Audenarde par Ackerman, si on donne à cet événement la date du 17 septembre que lui attribue Meyer.

[159] Les négociations marchèrent vite, grâce au duc de Bretagne, qui en était chargé et qui, en cette occasion, montra bien «qu’il estoit mieus Englois que Franchois» (Chr. de P. Cochon, p. 174). En attendant que la paix fût définitivement signée, les Anglais furent autorisés à quitter la ville avec armes et bagages et tout le butin qu’ils avaient fait (Relig. de Saint-Denis, t. I, p. 294). Kervyn a donné les termes de la capitulation de Bourbourg, en date du 14 septembre, d’après l’original des Archives de Bruxelles (t. X, p. 514-515). Le roi ne sut pas mauvais gré au duc de Bretagne de son intervention, puisque le 28 décembre 1383 il le gratifia de 4,000 francs d’or par mois (Dom Morice, Mémoires pour servir de preuves, t. II, col. 444) et lui fit remise des sommes dues en vertu du dernier traité (Ibid., Hist. de Bretagne, t. I, p. 288).

[160] Le Religieux de Saint-Denis (t. I, p. 294) parle du mécontentement des gens de guerre et des imprécations qu’ils lancèrent contre le duc de Bretagne.

[161] Gravelines, assiégée par Jean de Vienne, fut évacuée sans qu’il en eût tout d’abord connaissance. Quand, averti secrètement, il pénétra dans la ville, les Anglais, fidèles à la convention proposée par le duc de Bretagne, s’étaient éloignés avec tout leur butin (Relig. de Saint-Denis, t. I, p. 272-276). Voy. plus haut, p. XXXII, [note 45].

[162] Les Anglais avaient tout emporté; les églises seules offraient encore quelques ressources aux pillards (Relig. de Saint-Denis, t. I, p. 294).

[163] Le roi donna «de beaus dons... au comte» Frédéric (Ist. et cr., t. II, p. 322).

[164] Le comte Amé de Savoie, qu’une chronique flamande nomme le «Rouge duc» (Ist. et cr., t. II, p. 322), reçoit en don du roi, pour avoir servi en Flandre, l’hôtel récemment acheté au duc de Berri «vers l’eschielle du Temple» (Arch. nat., JJ 123, fol. 98 vo).