[145] Le lundi 7 septembre «fut pris a minuit Bergue par mons. l’amiral et ses gens» (Itinéraires, p. 160). Le Religieux de Saint-Denis (t. I, p. 272) dit que les Anglais évacuèrent la ville après l’avoir brûlée, et que Jean de Vienne y entra sans obstacle. Il place aussi, immédiatement après la prise de Bergues, la reddition de Gravelines, ce qui n’eut lieu qu’après l’évacuation de Bourbourg et moyennant finance (Ist. et cr., t. II, p. 344; Kervyn, t. X, p. 525-526).

[146] Le roi, après être resté le 8 à Bergues, le 9 et le 10 à Dunkerque, campait le 11 en face de Bourbourg (Itinéraires, p. 160).

[147] Les Anglais ne comptaient dans Bourbourg que 2 à 3,000 combattants et archers (Ist. et cr., t. II, p. 328 et 334).

[148] Profitant, comme le dit Froissart, des fossés mis à sec (Ist. et cr., t. II, p. 329) et trouvant dans les habitants des complices exaspérés par les cruautés de l’occupation française (Walsingham, t. II, p. 107), Ackerman pénétra dans Audenarde le 17 septembre (Meyer, fol. 199 ro) à la tête de 400 à 500 hommes (Ist. et cr., t. II, p. 329); ses troupes y firent un très gros butin qui fut envoyé à Gand (Ibid., p. 322). Les marchands anglais rachetèrent à vil prix les objets pillés et compensèrent ainsi les pertes qu’ils avaient faites à Bruges (Walsingham, t. II, p. 107).

[149] Dans l’interrogatoire de son procès en 1391, Mérigot Marchès reconnaît avoir pris, «a l’ayde d’aucuns, ses gens et aliez,» le château de Mercœur (situé en Auvergne, sur la Couze, en face de Rentières), «ouquel, si comme il fu lors dit, avoit bien, tant en joyaulx d’or, d’argent, reliques, or et argent monnoyé, comme autres utencilles et mesnaiges d’ostel, la value de trente mille livres ou plus» (Duplès-Agier, Reg. criminel du Châtelet, t. II, p. 205).

[150] Ardes-sur-Couze, Puy-de-Dôme, arr. d’Issoire.

[151] Au dire de Mérigot Marchès (Ibid., p. 205), c’est au comte ou à ses gens que fut rendu le château moyennant 4,000 francs en or comptant, 2 coursiers de 5 francs, 25 draps de soie, 2 houppelandes neuves fourrées d’écureuil et 20 marcs en vaisselle d’argent.

[152] En mai 1383, les gens de Limoges durent traiter avec les Anglais des châteaux de Chalusset, des Cars, de Jumilhac et autres (Arch. nat., JJ 122, fol. 155).

[153] A la date du 21 août, les Anglais du Limousin s’apprêtaient à chevaucher en Rouergue (Arch. de Rodez-Cité, CC 209, fol. 46); le 6 août, d’autres Anglais «avian passat a Flavinhac per corre en Roergue» (Arch. de l’Aveyron, C 1336, fol. 52 vo).—A Albi, les consuls se réunissent en janvier pour savoir s’il faut conclure patis avec les garnisons anglaises et françaises ou leur faire la guerre. On prend ce dernier parti; les gens d’église sont prêts à solder des gens d’armes (Arch. du Tarn, BB 17, fol. 9).

[154] Le comte d’Auvergne, au 30 janvier 1383, avait payé 1,200 francs aux Anglais de Carlat (Arch. de l’Aveyron, C 1335, fol. 142). Le 20 avril, quatre marchands d’Auvergne étaient pris par les Anglais (Ibid., fol. 51 vo). En décembre, Pierre, dit Drogo, capitaine du château de Mentières (arr. de Saint-Flour), «converse» avec les Anglais de Carlat (Arch. nat., JJ 123, fol. 131).