[135] C’est, non pas à Aire même, mais au Brouillart et à Gonnay, que le roi séjourna les 28, 29 et 30 août. Le 31 il campa (Itinéraires, p. 159).
[136] Le 1er septembre, le roi était à Arques, tout près de Saint-Omer.
[137] Les 2 et 3 septembre, le roi était «aux champs emprès Cassel» (Petit, Itinéraires, p. 160), où avait lieu, le 2 septembre, la montre de l’évêque d’Angers et des gens de sa compagnie (Bibl. nat., coll. Decamps, vol. 84).
[138] Après avoir levé le siège d’Ypres, les Anglais s’étaient établis à Cassel. La ville prise par les Français, ils se réfugièrent à Bergues, à Gravelines et à Bourbourg (Relig. de Saint-Denis, t. I, p. 270).
[139] Le 4 septembre 1383.—Ravensberghe est une abbaye cistercienne de femmes du diocèse de Saint-Omer, sur le territoire de Watten, près de Bourbourg.
[140] Outre Dringham, l’armée française s’empara du fort de Nieulet et d’une autre petite place (Ist. et cr., t. II, p. 327 et 342). D’après les pièces du procès fait aux chefs de l’expédition anglaise à leur retour en Angleterre, le château de Dringham ne fut rendu par son capitaine, Pierre de Cresseingham, qu’après la reddition de Bourbourg (Kervyn, t. X, p. 518).
[141] Le Religieux de Saint-Denis donne Robert Knolles comme capitaine à la ville de Bergues (t. I, p. 270).
[142] Les échanges de courriers avaient toujours été nombreux pendant le siège d’Ypres entre la cour de Londres et l’évêque de Norwich, chef de l’expédition anglaise (Rec. Off., Issue Rolls 201, m. 10, 11, 13 et 14). Quand, au mois de septembre, les échecs continuèrent et que les Anglais durent se retirer «pro salvacione eorum vite, ad villas de Burburgh et de Gravenyng,» le départ pour la France du duc de Lancastre et du comte de Buckingham fut décidé (Ibid., 203, m. 14, 18; French Rolls 328, m. 15, 23). Le roi même dut faire partie de cette armée de secours (Ibid., Patent Rolls 317, m. 3), qui était convoquée au plus tôt à Sandwich (Ibid., French Rolls 328, m. 18), où des bateaux étaient retenus pour son passage (Ibid., Issue Rolls 201, m. 15; French Rolls 328, m. 21); un emprunt avait été contracté auprès de la ville de Londres pour subvenir aux frais de guerre (Ibid., Patent Rolls 317, m. 3). Le retour précipité des chefs anglais fit avorter les projets du roi.
[143] Guillaume de Beauchamp, nommé capitaine de Calais, faisait, au 15 septembre 1383, ses préparatifs pour se rendre en France avec le roi (Rec. Off., Issue Rolls 201, m. 14; French Rolls 328, m. 21). Il ne partit que le 19 novembre pour se rendre aux conférences de Leulinghem (Ibid., Exch., Queen’s Remembr., Nuncii, bundle 319, no 11).
[144] Guillaume de Windsor était depuis longtemps capitaine de Cherbourg. Des comptes nécessités par la défense de la ville figurent à son nom en février et juillet 1383 (Rec. Off., Issue Rolls 201, m. 11; 306, m. 15.) Il eut pour successeur comme capitaine de Cherbourg Thomas Holand, comte de Kent (Ibid., 208, m. 13, 15).