[175] Aujourd’hui faubourg de Tournai.

[176] La trêve de Leulinghem fut signée le 26 janvier 1384 (Rymer, t. VII, p. 418-421), «d’entre les Franchois et les Anglois et leurs allyés, pour ung an; et y furent les Gantois et leurs allyés nommément declairés, et tout sur fourme de paix. Et tout ce temps durant pouoient icelles trois nations marchander, aler et venir devers l’un l’autre paisiblement» (Ist. et cr., t. II, p. 336). Elle devait prendre fin le 29 septembre 1384, et fut prolongée jusqu’au 1er mai 1385 (Walsingham, t. II, p. 110 et 115).

[177] C’est le 30 janvier que mourut le comte de Flandre. Il était mécontent de la nouvelle trêve qui respectait l’état de belligérants des Gantois; «tellement s’en melanconia que il en devint malade» (Ist. et cr., t. II, p. 336) pendant quinze jours, et mourut. Il avait dicté la veille son testament (Kervyn, t. X, p. 534). Meyer prétend qu’il fut blessé à mort par le duc de Berri au courant d’une discussion (fol. 200).

[178] La comtesse de Flandre, Marguerite de Brabant, était morte en 1368, par conséquent plus de cinq ans auparavant.

[179] Le corps du comte resta exposé dix-neuf jours à l’abbaye de Saint-Bertin, puis sept jours à l’abbaye de Looz. La description des obsèques se trouve dans de nombreux mss. Voy. Kervyn, Froissart, t. X, p. 541-542, et t. XXI, p. 261-268, et Ist. et cr., t. II, p. 338-341 et 346-349.

[180] Le duc de Bourgogne était à Lille le 17 février 1384, et resta en Flandre tout le mois de mars et tout le mois d’avril. Il en partait le 11 mai (Itinéraires, p. 164-166) pour retourner auprès du roi.

CHAPITRE XX

[181] Durant l’année 1383, les hostilités n’avaient pas cessé aux frontières d’Écosse où le comte de Northumberland dut intervenir à différents titres (Rec. Off., Issue Rolls 201, m. 8, 9, 14; 203, m. 9; voy. aussi Walsingham, t. II, p. 115). Dès les mois de décembre 1383 et janvier 1384, on fait de nouveaux préparatifs de campagne, et le comte de Northumberland retient 100 hommes d’armes et 200 archers (Rec. Off., Issue Rolls 203, m. 11, 13 et 15).

[182] En mars 1384, le duc de Lancastre, les comtes de Cantorbéry et de Buckingham sont en Écosse où ils guerroient (Rec. Off., Issue Rolls 203, m. 15, 17, 19, 22; Queen’s Rem., Army 40/7). Le duc de Lancastre part bientôt pour assister à Calais aux conférences qui doivent aboutir à une prolongation de la trêve, jusqu’au 1er mai 1385 (Walsingham, t. II, p. 115; Rec. Off., Issue Rolls 208, m. 16); avant son départ, il a nommé le comte de Northumberland garde des marches (Ibid., 206, m. 15) et fait payer les troupes par les soins de J. Hermesthorp (Ibid., 206, m. 17).

[183] Guichard de Marsai (et non Aimart de Massy, comme l’appelle Froissart), chevalier, venait de faire la campagne de Flandre (Arch. nat., JJ 126, fol. 80); il reçut, dès le 13 février 1384 (Rymer, t. VII, p. 423), des lettres de sauf-conduit pour lui et ses compagnons, qui lui accordèrent jusqu’à 40 personnes pour l’accompagner (Rec. Off., French Rolls 328, m. 5 et 10).