[204] Les renforts demandés par Louis d’Anjou, d’abord retardés, étaient prêts à partir en juillet 1384, sous les ordres du sire de Couci et de l’évêque de Beauvais, Milon de Dormans. A la tête de 9 à 12,000 hommes, Couci arrive à Milan, où il est bien accueilli par Barnabo Visconti. Tout en ménageant les Florentins, qui n’osent ouvertement se déclarer pour Charles de Durazzo, il se fait remettre de l’argent par les Siennois et s’empare d’Arezzo les 28 et 29 septembre 1384 (P. Durrieu, Bibl. de l’École des chartes, t. XLI, p. 161-175).

[205] Louis d’Enghien, comte de Brienne et de Conversano, partait en Pouille pour réclamer les droits qui lui venaient de sa mère, Isabelle de Brienne, héritière des ducs d’Athènes (P. Durrieu, ibid., p. 165).

[206] Froissart ignore complètement la campagne de Couci en Italie. C’est à Arezzo même que le sire de Couci apprit la mort du duc d’Anjou. Il céda alors la ville d’Arezzo aux Florentins, qui la convoitaient depuis longtemps, moyennant 40,000 florins d’or et une promesse de neutralité. La ville fut évacuée le 20 novembre 1384. Le 25 décembre, Couci était à Bologne, et rentrait bientôt en France (P. Durrieu, ibid., p. 186-192).

[207] C’est le 26 octobre 1384 qu’arriva à Angers la nouvelle de la mort du duc; la duchesse ne la connut que le 2 novembre (Journal de Jean le Fèvre, publié par H. Moranvillé, t. I, p. 56-57).

[208] Le 13 novembre 1384, arrivait par eau, aux Ponts-de-Cé, le duc de Berri, accompagné de Mgr d’Étampes et Mgr de Blois. Le lendemain, ils dînaient à Angers avec la duchesse d’Anjou, qui, le 18, jour de départ du duc de Berri, lui adresse, ainsi qu’au duc de Bourgogne, une requête pour demander aide et conseil (Journal de J. le Fèvre, t. I, p. 58-67).

[209] La duchesse d’Anjou arrive à Paris le 8 février 1385, avec son plus jeune fils (Chronographia, t. III, p. 72-73). Son fils aîné, Louis, qui a été reconnu roi par les barons de son père, fait son entrée solennelle le lendemain 9 (Journal de J. le Fèvre, t. I, p. 79 et 86). Le 20 février, le comte de Potenza demande officiellement au roi de soutenir le jeune roi Louis II et de conseiller à la reine d’aller en Provence, où des envoyés de Provence et de Marseille la demandent (Chronographia, t. III, p. 73; Journal de J. le Fèvre, t. I, p. 87-90).

[210] Le 22 mars 1385, la duchesse d’Anjou partit de Vincennes, après avoir constitué le sire de Clisson «gouverneur, gardien et protecteur de toutes ses terres que elle a ou royaume de France, tant comme elle sera absente,» avec 2,000 livres de gages (Journal de J. le Fèvre, t. I, p. 96).

[211] Voy. plus haut, p. XLII, [note 196].

[212] Dès le commencement de 1385, les préparatifs se firent de l’expédition projetée en Écosse, et Hervé de Neauville fut chargé des approvisionnements (Jean de Vienne, p. 182). Le roi, qui venait de faire frapper une nouvelle monnaie (Relig. de Saint-Denis, t. I, p. 346-348), perçut, par l’entremise de Jean le Mercier, les anciennes aides dont le trésor royal avait grand besoin (Moranvillé, Ét. sur Jean le Mercier, p. 99-100).

[213] C’est durant l’été de 1384 que le duc de Berri, en se rendant à Avignon auprès du pape Clément, fit son expédition contre les Tuchins (Relig. de Saint-Denis, t. I, p. 306-312).