[194] Ville de la Zélande, à l’embouchure de la Meuse.
[195] Ce nom ne se trouve que dans deux manuscrits.
[196] Au courant de l’été 1384, de nouvelles conférences en vue de la paix eurent lieu à Calais, qui durèrent de juin à la fin de septembre (Rec. Off., Issue Rolls 206, m. 6 et 10). Le duc de Lancastre, le comte de Buckingham, Jean Holand, l’évêque de Hereford et autres ambassadeurs représentaient l’Angleterre. Le duc de Berri et le duc de Bourgogne, nommés lieutenants du roi en Picardie pour traiter de la paix (Arch. nat., JJ 128, fol. 163 vo et X2a 11, fol. 95), étaient secondés par Jean de Vienne et Jean le Mercier. Sûrs de l’appui de la Castille et de l’Écosse, les Français se montrèrent exigeants et réclamèrent l’évacuation de Calais et des autres places occupées par les Anglais. Les négociations échouèrent, et la trêve fut prolongée seulement jusqu’au 1er mai 1385 (Jean de Vienne, p. 179-181), époque à laquelle la guerre devait recommencer. Une des conséquences de la prolongation de la trêve fut, en janvier 1385, un échange de prisonniers (Rec. Off., French Rolls 327, m. 7).
[197] Le duc de Bourgogne, qui, le 18 février 1384, avait conclu, avec les Gantois, une trêve particulière (Kervyn, t. X, p. 543), reçut en grâce, le 10 mai, les villes de Flandre, moyennant un subside payable jusqu’à la soumission d’Audenarde et de Gand. Cette imposition, levée pendant quatre mois, produisit plus de 50,000 livres (Le Glay, Chr. rimée, p. 148-151). Il est à remarquer que les villes de Flandre continuaient à ne pas reconnaître le pape Clément (Ist. et cr., t. II, p. 362).
[198] La prise d’Audenarde eut lieu le 25 mai 1384 (Meyer, fol. 201). Une rédaction des Chroniques flamandes (Ist. et cr., t. II, p. 350) la place à tort le 1er octobre.
[199] Le seigneur d’Escornai manda aux Gantois «que che n’estoit point li fais du roy ne du duc de Bourgongne, comte de Flandres; mais il mesmes avoit ce fait empris sur yauls pour ce qu’il li avoient ses maisons arses et ochis de ses amys et de ses gens. Et ainsi tint et warda le fortresche d’Audenarde» (Ist. et cr., t. II, p. 363).
[200] Le seigneur d’Herzeele, accusé de vouloir faire la soumission de la ville au duc de Bourgogne, après en avoir expulsé les tisserands, fut massacré par la foule au commencement de juillet 1384 (Meyer, fol. 201 vo).
[201] Le meurtre du seigneur d’Herzeele fut le point de départ de troubles, au cours desquels la populace de Gand se donna un dictateur, Baudouin le Riche, dont elle se fatigua bientôt. Après un échange, entre Londres et Gand, de messagers (Rec. Off., Issue Rolls 203, m. 14, 17, 20), dont l’un même fut mis à mort par les habitants de L’Écluse (Ibid., 206, m. 7), Jean Bourchier, chevalier, fut nommé par l’Angleterre capitaine et rewaerd de la ville de Gand, le 1er janvier 1385 (Meyer, fol. 202; Rec. Off., Issue Rolls 208, m. 12). Ses lettres de protection prirent date du 7 décembre; il devait toucher pour lui et les hommes de sa suite 40 sous par jour (Ibid., 208, m. 12). Kervyn a publié (t. X, p. 545) les lettres par lesquelles le roi d’Angleterre annonce aux gens de Valenciennes la nomination de Jean Bourchier.
[202] Après avoir échoué devant Naples, le duc d’Anjou avait été forcé, dès la fin de l’année 1382, de battre en retraite devant les bandes de Hawkwood et de s’enfoncer dans l’Abruzze. Il recueille la principauté de Tarente de l’héritage de Jacques de Baux et à Tricarico prend le titre de roi de Sicile et de Jérusalem, le 30 août 1383. Déclaré hérétique et rebelle, le 13 mai 1384, par le pape Urbain, il demande aide à ses frères et au roi de France. Sans jamais pouvoir combattre sérieusement les troupes de Charles de Durazzo, il est reçu à Bari, le 21 juillet, avec les honneurs souverains. Il est atteint d’un refroidissement en s’emparant du port de Bisceglie et meurt à Bari dans la nuit du 20 au 21 septembre 1384 (N. Valois, L’expédition et la mort de Louis Ier d’Anjou en Italie, tir. à part, p. 45-65; Chronographia, t. III, p. 64-70), «de fain et de mesaire,» d’après la Chronique de Cochon (p. 176), d’empoisonnement, d’après une chronique de Flandre (Ist. et cr., t. II, p. 360).
[203] Le comte de Savoie mourut à Santo Stefano, le 2 mars 1383 (Chronographia, t. III, p. 64, note 8), «Antiochi more percussus» (Walsingham, t. II, p. 87). Avec lui moururent «lo senhor de Peyra e motz autres» (Petit Thalamus, p. 406).