[293] Guillaume de Hainaut était à la tête des chevaliers que le duc Aubert avait convoqués pour aller au service du roi, «le plus que il pot des nobles de son pays» (Ist. et cr., t. II, p. 386).
[294] Meyer parle de 80,000 hommes (fol. 203 vo).
[295] Les «engins» des assiégés venaient frapper tout proche de la tente du roi, qui ne voulut cependant pas changer de place (Ist. et cr., t. II, p. 365).
[296] Le Religieux de Saint-Denis (t. I, p. 370-372) donne quelques détails sur ce complot, qui avait pour but de détruire la flotte française destinée à secourir Jean de Vienne en Écosse et de faciliter les communications des assiégés de Damme avec la mer. La répression fut terrible (Ist. et cr., t. II, p. 365).
[297] La charte d’échange est datée du 8 août 1386 (Kervyn, t. X, p. 558).
[298] Le Religieux de Saint-Denis (t. I, p. 378-380) suppose qu’après le siège de Damme le roi alla à l’Écluse et y fit construire un château fort, qu’il céda ensuite au duc de Bourgogne. Les Séjours de Charles VI, non plus que les Itinéraires de Philippe-le-Hardi, ne mentionnent ce séjour à l’Écluse.
[299] Commencé le 1er août, le siège de Damme dura presque jusqu’à la fin du mois. Il fut interrompu quelque temps par une trêve (Ist. et cr., t. II, p. 365), au cours de laquelle le roi prépara son artillerie. Il en profita aussi pour faire des propositions de paix aux Gantois, qui n’y répondirent pas (Kervyn, t. X, p. 571, et t. XXI, p. 555), se gardant bien de son côté d’entrer en pourparlers avec la petite garnison de 1,200 hommes (Relig. de Saint-Denis, t. I, p. 376).
[300] Eustache Deschamps a fait allusion à plusieurs reprises au mauvais temps qu’il dut subir pendant le siège de Damme et en général au séjour peu agréable de la Flandre (Œuvres complètes, t. I, p. 97; t. III, p. 41, et t. IV, p. 284).
[301] Meyer parle (fol. 204) d’une épidémie qui décima l’armée. Les Français étaient forcés de s’approvisionner à Bruges (Arch. nat., JJ 135, fol. 105 vo).
[302] La petite armée, 100 hommes d’armes et 300 archers, que Jean Bourchier avait amenée avec lui d’Angleterre en venant prendre le gouvernement de la ville de Gand (Rec. Off., Queen’s Rem., Army 40/11; Issue Rolls 209, m. 20; 210, m. 28) et qui, embarquée à Harwich, avait dû, sous la conduite de J. Orewell, passer par la Zélande pour arriver à Gand (Rec. Off., Issue Rolls 209, m. 22), n’était pas suffisante pour fournir des renforts aux Gantois, maîtres de Damme depuis le 17 juillet, «qui villam illam jam noviter ceperunt» (Rec. Off., French Rolls 330, m. 39). Aussi dès cette date Ackerman s’était-il adressé au roi d’Angleterre (Rec. Off., Issue Rolls 209, m. 19, 20; 210, m. 6), qui était alors en Écosse. En l’absence du roi, le conseil n’en décide pas moins de renforcer les garnisons de Gand et de Damme, menacées par le roi de France. Des emprunts sont contractés à cet effet (Ibid. 210, m. 2, 23); des hommes et des bateaux sont retenus; des approvisionnements sont ordonnés par Robert Knolles, W. Walworth et Nic. Brembre, maire de Londres (Ibid. 209, m. 22, 25, 26; 210, m. 6, 9). Mais des retards se produisent, et Ackerman est forcé d’évacuer Damme.