[303] C’est à Gavre qu’Ackerman se réfugie le 27 août (Meyer, fol. 204; Ist. et cr., t. II, p. 365).
[304] La Chronographia (t. III, p. 76) parle de 4,000 morts; on trouve ailleurs le chiffre de 600 (Ist. et cr., t. II, p. 365).
[305] Le roi entre à Damme le 30 août d’après Meyer (fol. 204), le 28 d’après la Chronographia et le Religieux de Saint-Denis, le 27 d’après la Chronique de P. Cochon. La ville, après l’assaut, fut pillée et brûlée; les habitants furent égorgés en partie (Relig. de Saint-Denis, t. I, p. 376-379).
[306] Le roi séjourna à Ertvelde du 1er au 10 septembre. Pendant ce temps, ses troupes pillèrent, saccagèrent et brûlèrent tout le pays des Quatre-Métiers. Les forteresses, entre autres celle d’Ertvelde, furent abattues (Meyer, fol. 204; Ist. et cr., t. II, p. 366) et de nombreuses exécutions furent faites sans pouvoir réussir à abaisser l’orgueil des Flamands (Relig. de Saint-Denis, t. I, p. 380-385). Quelques chevaliers français, s’étant avancés jusqu’à Gand, risquèrent d’être noyés par les inondations produites par la destruction des écluses (Chr. des Quatre Valois, p. 312; Chr. de P. Cochon, p. 178).
[307] D’Ertvelde, le 7 septembre, le roi écrivit de nouveau aux Gantois pour les engager à faire leur soumission au duc de Bourgogne, leur promettant le pardon et le maintien de leurs franchises (trad. fr. de l’original flamand, publiée par Kervyn, t. X, p. 562-563).
[308] Le 3 septembre, pendant son séjour à Ertvelde (Ist. et cr., t. II, p. 352), le roi reçut de la reine de Hongrie, qui cherchait un appui contre Charles de Durazzo, une nombreuse ambassade composée de trois ducs, deux comtes, deux évêques accompagnés de 400 chevaux (Chr. de P. Cochon, p. 178); Meyer parle seulement d’un évêque, d’un duc et de deux comtes (fol. 205). Cette ambassade apportait au jeune prince Louis, frère du roi, la couronne de Hongrie (Ist. et cr., t. II, p. 365) que lui donnait son mariage avec Marie de Hongrie. Voy. plus haut, p. LVI, [note 279].
[309] C’est le 10 septembre que le roi quitte Ertvelde; il est le 15 à Lille, le 17 à Arras, le 25 à Creil (Séjours, p. 27).
[310] Le roi n’arrive à Paris que le 28, ayant passé par Luzarches et Saint-Denis.
[311] Un passage assez obscur de la Chronique de P. Cochon (p. 178) a fait supposer à M. Jarry (loc. cit., p. 23) que le prince Louis avait quitté Paris le 17 septembre pour se rendre en Hongrie. La chose semblait tout d’abord assez invraisemblable, puisqu’à cette date le roi, qui voulait présider au départ de son frère, n’était pas encore de retour; elle devient inadmissible, si l’on remarque que, le mardi 3 octobre, à Paris le duc de Bourgogne «donne a mangier a mons. de Valois et aux chevaliers de Hongrie» (Itinéraires, p. 181). Il est permis de supposer que le roi, le prince Louis et le duc de Bourgogne, après avoir quitté Paris le 18 octobre sur la nouvelle encore assez vague du mariage de Sigismond et de Marie de Hongrie, firent route ensemble jusqu’à Troyes, où ils restèrent du 29 octobre au 7 novembre, attendant la confirmation de cet événement. Ils étaient de retour à Paris le 23 novembre.
[312] Voy. plus haut, p. LVI, [note 278].