[313] Le prince Sigismond (et non Henri, comme le nomme Froissart) surprit avec 20,000 hommes la reine Élisabeth et sa fille Marie dans un château où elles s’étaient réfugiées et leur arracha une promesse de mariage (Ist. et cr., t. II, p. 366 et 387; Jarry, loc. cit., p. 23).

[314] La nouvelle prématurée du mariage de Sigismond et de Marie de Hongrie, qui n’eut toutefois lieu qu’en juin 1386, arriva à la cour de France le 16 octobre 1385 (Chronographia, t. III, p. 77). Voy. plus haut, p. LXII, [note 311].

[315] La Chronique de P. Cochon (p. 178) fait allusion à l’impression des ambassadeurs hongrois, «qui s’en rallerent... tous courchiez.»

[316] On ne s’occupa pas effectivement des nouvelles fiançailles du prince Louis avant le 18 mai 1386, date à laquelle Jean la Personne partit pour Milan à l’effet de négocier cette union (Jarry, loc. cit., p. 29).

[317] Le siège de Verteuil commença en août 1385, après celui de Montlieu, comme le prouve une lettre de Bergerac datée du 28 août, demandant aide contre les Anglais au duc de Bourbon qui assiège Verteuil (Jurades de Bergerac, I, 108). Il fut long et dura jusqu’aux premiers jours d’octobre (Guérin, Arch. hist. du Poitou, t. XXI, p. 290, note 1). Cabaret d’Orville a donné de longs détails sur ce siège, où il conte notamment le combat singulier qui eut lieu dans une mine entre Renaud de Montferrand et le duc de Bourbon (Chr. du bon duc Loïs de Bourbon, p. 144-154). Verteuil, avant de tomber entre les mains des Anglais en 1383, appartenait à Geoffroy de la Rochefoucauld, à qui le roi avait promis de le rendre dans le cas où il serait racheté (Guérin, loc. cit.).

[318] Au cours du siège de Verteuil, en octobre 1385, un chevalier, Jean Buffet, et un écuyer, Arnauton des Bordes, auquel le roi venait de rendre le château de Montlieu (voy. plus haut, p. LVIII, [note 289]) tentèrent une attaque contre le château de Bouteville. Ils furent repoussés; Jean Buffet fut tué et Arnauton de Bordes fait prisonnier avec plusieurs de ses gens (Guérin, loc. cit., p. 254, note 2).

[319] Le duc de Bourbon était à Charroux en novembre 1385 (Arch. nat., JJ 128, fol. 52 vo, cité par Guérin, loc. cit., p. 254, note 2).

CHAPITRE XXII

[320] D’après le Religieux de Saint-Denis (t. I, p. 366), le roi d’Écosse, après avoir conclu une trêve de trois semaines avec les Anglais, ne fut prêt à entrer en campagne avec Jean de Vienne que le 8 juillet. Son armée comprenait, dit-on, 1,000 lances et 30,000 combattants (Jean de Vienne, p. 191). Le départ pour le Northumberland eut lieu immédiatement.

[321] Jean de Montagu, comte de Salisbury, figure dans l’armée de Richard II à la tête de 30 hommes d’armes et de 30 archers (Rec. Off., Issue Rolls 209, m. 22).