[342] A Newcastle, où le roi dut séjourner quelque temps, sont organisés les transports de vivres pour l’Écosse par voie de terre et de mer (Rec. Off., Issue Rolls 209, m. 13, 25; 210, m. 10; Patent Rolls 321, m. 40, 44).
[343] Depuis la Saint-Jean (24 juin 1385), Henri de Percy, fils du comte de Northumberland, avait été chargé de la garde de Berwick avec 60 hommes d’armes et 320 archers (Rec. Off., Issue Rolls 209, m. 7). Dans la chevauchée du roi en Écosse, il commandait à 3 chevaliers bannerets, 36 chevaliers, 310 écuyers et 800 archers (Ibid. 210, m. 21).
[344] En passant la frontière, Richard envoya à Jean de Vienne une lettre de menaces, à laquelle l’amiral répondit en proposant un combat où 10, 100 ou 500 Français se mesureraient à 30, 300 ou 1,000 Anglais. Le roi refusa (Relig. de Saint-Denis, t. I, p. 384-386) et entra vers le 6 août (Jean de Vienne, p. 200) en Écosse, où il trouva partout la ruine et la famine (Walsingham, t. II, p. 131). A la même date, il créait le comte de Buckingham duc de Glocester et le comte de Cambridge duc d’York (Rymer, t. VII, p. 481-482).
[345] N’ayant pu décider ses alliés à combattre, Jean de Vienne se résout à faire une chevauchée en pays anglais. Sachant que l’armée ennemie n’est qu’à quelques milles d’Édimbourg, il passe, le 3 août, une dernière revue de ses troupes (Jean de Vienne, p. CII-CXXXII) et se dirige, à la faveur de la nuit, vers la frontière d’Écosse (Relig. de Saint-Denis, t. I, p. 390).
[346] Le domaine très étendu de Mowbray avait comme ville principale Thirsx, placée au nord-ouest d’York.
[347] Kervyn (t. XXV, p. 330) a tracé l’itinéraire probable de Jean de Vienne depuis les monts Cheviot jusqu’aux murs d’York et de Carlisle. Avec lui, il nous est difficile d’admettre que l’amiral ait pu s’avancer jusqu’au comté de Stafford. Il n’en avait pas le temps, étant revenu dix jours après à Édimbourg, où il signait, le 15 août, un mandement de paiement de gages (Jean de Vienne, p. CXLV-CXLVI). Froissart a dû confondre le domaine de Clifford avec le comté de Stafford.
[348] Influencé par ses souvenirs littéraires, Froissart semble confondre ici avec Caer-Léon la ville de Carlisle, qu’il place en pays de Galles et dont il fait le séjour légendaire du roi Arthur. Remarquons cependant avec M. Longnon, dans son introduction de Méliador (t. I, p. LVII), qu’au moyen âge «la terre de Galles des traditions arthuriennes s’étend, bien au delà du pays de Galles actuel, sur tous les pays demeurés jadis au pouvoir des Bretons.»
[349] Le roi fut surpris du départ des Français et entra dans Édimbourg sans coup férir (Relig. de Saint-Denis, t. I, p. 390).
[350] Aujourd’hui Perth, sur la Tay. La ville ancienne devait son nom à son église Saint-Jean.
[351] Louis de Clifford fut chargé spécialement par le roi, le 12 juin 1385, de la garde de la reine mère durant la campagne d’Écosse (Rymer, t. VII, p. 474); il signa, en mai 1390, une protestation adressée au pape contre les abus de la cour de Rome et fit partie, en 1393, de l’ambassade anglaise chargée de négocier la paix avec la France (Ibid., p. 675 et 739).