[352] Kervyn (t. XX, p. 289) parle d’un Raoul de Nevill, gouverneur de Carlisle en 1385; Jean de Nevill fut garde de Carlisle, avec 120 hommes d’armes et 240 archers, du 1er août à la fin de septembre 1384 (Rec. Off., Issue Rolls 206, m. 15).

[353] David Holegrave, capitaine de Montcontour en 1371 (t. VIII, p. 21), était «l’ung des grans hommes que on peut veoir et des orgueilleux, et portoit deux espées, une seinte et l’autre à l’arçon de la selle» (Chr. du bon duc Loys de Bourbon, p. 85). Cabaret d’Orville le fait mourir en 1370.

[354] Dagorisset, que Siméon Luce a le premier identifié avec Adam Chel, capitaine anglais (Froissart, t. VII, p. LIV, [note 270]; voy. aussi P. Guérin, Arch. hist. du Poitou, t. IV, p. 42, note 1, et t. V, p. 172, note 1), figure dans le roman de Méliador (éd. Longnon, t. I, p. XXXIX) au milieu d’autres personnages dont les noms sont aussi empruntés à l’histoire.

[355] A la difficulté du ravitaillement et aux fatigues de la chevauchée était venue s’ajouter une épidémie qui avait éclaté à Édimbourg (Walsingham, t. II, p. 132).

[356] Une première fois en cette même année 1385, le duc de Lancastre avait dû, pour éviter d’être arrêté et tué par ordre du roi, se réfugier dans son château de Pomfret. La réconciliation n’avait pu se faire que par l’entremise de la reine mère (Walsingham, t. II, p. 126).

[357] Le roi repasse la Tweed le 20 août (Jean de Vienne, p. 200), après avoir établi comme gardiens des marches, à Newcastle et à York, le comte de Northumberland et Jean de Nevill, à la tête de 600 hommes d’armes et de 1,200 archers (Rec. Off., Issue Rolls 209, m. 24), et avoir confié la garde de Roxburgh à Thomas de Percy (Ibid. 210, m. 14). Il est à Londres le 9 septembre, préside son Conseil le 11 et convoque le Parlement pour le 17 octobre (Ibid. 209, m. 24); il s’occupe de liquider les paiements en retard (Ibid. 210, m. 5) et fait remise de ses impôts au comte de Northumberland (Ibid., Patent Rolls 321, m. 10); enfin, il entre en pourparlers avec le roi d’Écosse par l’intermédiaire de ses ambassadeurs Jean de Nevill (Ibid., Issue Rolls 210, m. 15) et Rich. Stury (Ibid., Lord Treas. Rem., For. Acc. 2).

[358] On a vu plus haut (p. LXVIII, [note 347]) que Jean de Vienne était de retour à Édimbourg le 15 août 1385, une dizaine de jours après son départ.

[359] Les querelles entre Français étaient fréquentes aussi (Arch. nat., JJ 136, fol. 31 vo, et 142, fol. 72).

[360] Le Religieux de Saint-Denis (t. I, p. 390-392) parle d’une intrigue amoureuse de Jean de Vienne avec une cousine du roi d’Écosse qui aurait indisposé les Écossais contre lui et aurait hâté son retour. Comme le fait remarquer le marquis Terrier de Loray (Jean de Vienne, p. 203, en note), le départ de l’amiral fut plutôt retardé que précipité par ses alliés.

[361] La Chronique de P. Cochon (p. 176-177), qui consacre quelques lignes à l’expédition d’Écosse, durant laquelle les Français «ne firent guaire de chose, excepté qu’il entrerent en Engleterre et pristrent .IIII. chastiaus,» accuse Olivier de Clisson de n’être pas venu, «par traïson ou aultrement,» au secours de Jean de Vienne. La véritable raison de cette inaction fut la campagne de Flandre et le siège de Damme, qui immobilisa toutes les forces françaises.