[371] Les lettres du roi et du duc de Bourgogne offrant aux Gantois pardon de leurs offenses et confirmation de leurs privilèges sont datées de Paris, 12 octobre 1385; elles ont été publiées plusieurs fois, en dernier lieu dans les Rekeningen der Stad Gent (1376-1386), p. 486-493.

[372] Le jeudi 19, ou mieux le jeudi 26 octobre, en tout cas un des deux jeudis précédant le dimanche 29, jour où furent signées les lettres des Gantois déclarant qu’ils étaient prêts à faire la paix (Rekeningen, p. 494).

[373] L’histoire des négociations officieuses qui aboutirent à un rapprochement entre le duc de Bourgogne et les Gantois est racontée différemment dans le Religieux de Saint-Denis et dans une relation publiée par Kervyn (Ist. et cr., t. II, p. 372-382). D’après le Religieux (t. I, p. 404-409), ce fut sur les conseils d’un orfèvre que les Gantois, les Yprois et les Brugeois envoyèrent comme ambassadeur auprès du roi un parent du comte de Ghistelle. L’autre relation ne fait pas non plus mention de Jean d’Heyle, et c’est à Lille et non à Tournai que le traité est signé, malgré un essai d’émeute tenté par Ackerman.

[374] Les lettres du roi et du duc de Bourgogne furent «leues et exposées ou long en plain marchié devant tout le peuple de laditte ville, lesquelles oyes, la plus grant partie du peuple requist la paix» (Kervyn, t. X, p. 572, et t. XXI, p. 556). Les Gantois répondirent par l’envoi de lettres en date du 29 octobre (Rekeningen, p. 494), où ils acceptaient de traiter.

[375] L’ambassade gantoise, chargée de porter au duc de Bourgogne les lettres des Gantois, se composait d’un échevin (Roger Everwyn), du doyen des petits mestiers (Jacques d’Eertbuer) et d’«aucuns autres» (Kervyn, t. X, p. 572), parmi lesquels devait figurer Jean d’Heyle. Cette ambassade alla trouver le duc, non pas à Arras, mais à Troyes, où il séjourna du 29 octobre au 7 novembre.

[376] En date du 6 novembre, une trêve est accordée aux Gantois jusqu’au 1er janvier 1386 (Rekeningen, p. 496-497); à la même date, le roi fixe à Tournai, pour le 7 décembre prochain, la réunion des plénipotentiaires chargés de préparer le traité de paix (Ibid., p. 493-495). Le 24 novembre, un sauf-conduit est accordé aux ambassadeurs gantois pour venir à Tournai (Ibid., p. 498-500).

[377] Dans l’énumération des quarante-deux «procureurs generalx et espetialx messaiges,» nommés pour la paix de Tournai, par la communauté de Gand, à la date du 4 décembre 1385 (Rekeningen, p. 500-502), ne figurent ni Ackerman, ni Roger Everwyn, ni Jacques d’Eertbuer.

[378] 7 décembre.

[379] Les 150 personnes qui composaient l’ambassade flamande (Rekeningen, p. 498) étalèrent un luxe inouï qui scandalisa les Français (Relig. de Saint-Denis, t. I, p. 410).

[380] Parti le 29 novembre de Paris, le duc de Bourgogne était à Tournai le 7 décembre (Itinéraires, p. 183).