[52] Millau avait ouvert ses portes au duc d’Anjou dès le mois de mai 1370 (Cf. notre tome VII, p. LXIII, note 196).
[53] Le château de la Roque-Valsergue (Aveyron, arr. Millau, c. Campagnac) avait été emporté d’assaut par les Français dès les premiers jours de janvier 1369 (Ibid., p. LXIII, note 197). Cette prétendue campagne du connétable en Rouergue au commencement de 1371 est purement imaginaire.
[54] Nous avons rapporté plus haut, sur les circonstances du siège d’Ussel, le témoignage d’un témoin oculaire, Geoffroi Budes. Ce témoignage confirme de point en point la version de la Chronique normande (p. 201) et de la Chronique des quatre premiers Valois (p. 210); il n’est fait aucune mention de la reddition d’Ussel par les rédacteurs de ces deux chroniques, dont le silence rend fort suspecte l’affirmation de Froissart.
[55] Sainte-Sévère-Indre, Indre, arr. la Châtre.
[56] A la date du 18 mars 1371, Bertrand du Guesclin était de retour à Paris, où il fit montre de 120 hommes d’armes (Hay du Chastelet, Hist. de du Guesclin, p. 347 et 348). On a vu plus haut que le siège d’Ussel se place pendant la seconde quinzaine de février; par conséquent le connétable, qui était sans doute encore à Clermont le 1er mars, n’avait pu trouver le temps, avant de rentrer à Paris, de faire une expédition dans le Rouergue.
[57] Édouard III ne rendit ses bonnes grâces à Robert Knolles qu’après lui avoir fait payer dix mille marcs.
[58] Arrêté en Navarre, près de Pampelune, par un écuyer que le Moine de Saint-Albans nomme dans sa chronique Louis de Saint-Gilles (éd. Maunde-Thompson, 1874, p. 135), Jean de Menstreworth, envoyé par Charles V en Espagne, où il allait remplir une mission secrète auprès du roi de Castille, fut conduit en Angleterre et enfermé, en 1377, dans la prison de la Tour de Londres sous l’inculpation de haute trahison; on l’accusa surtout d’avoir arrêté, de concert avec Owen de Galles, le plan et dirigé les préparatifs d’une descente en Angleterre. Le 21 mars 1377, il fut écartelé; sa tête fut mise au bout d’une pique sur le pont de Londres, et les quatre quartiers de son corps envoyés, pour y être exposés, à Newcastle, à Caermarthen, à Bristol et à Douvres; le compte des dépenses nécessitées par cet envoi est conservé au Record Office. Une lettre destinée au roi d’Angleterre seul, que Jean de Menstreworth avait écrite quelques instants avant de subir le dernier supplice, fut interceptée par Henri Percy et par Jean, duc de Lancastre. Cf. Thomæ Walsingham, quondam monachi Sancti Albani, Historia anglicana, éd. Riley, t. I, p. 326.
[59] Édouard, troisième duc de Gueldre, supplanta, en 1361, son frère Renaud III, et fut blessé mortellement à la bataille de Bastweiler, le 22 août 1371.
[60] Guillaume VI, duc de Juliers, succéda en 1361 à son père Guillaume V et mourut le 13 décembre 1393.
[61] Humphrey de Bohun, l’un des protecteurs de Froissart, fils de Guillaume de Bohun, comte de Northampton, et d’Élisabeth de Badlesmore, marié à Jeanne d’Arundel, était devenu, en 1361, comte de Hereford par la mort de son oncle Humphrey, auquel appartenait ce comté; il était connétable d’Angleterre.