[164] Dès le 11 août, Édouard III, qui venait d’apprendre les premières opérations des Français sur les marches du Poitou, écrivit à tous les prélats de l’Angleterre pour leur demander des processions, des prières et se plaindre de l’invasion de ses possessions par les forces réunies des rois de France et de Castille (Rymer, III, 960). Dans un mandement en date du 23 août, le roi d’Angleterre annonça son projet de passer sur le continent (Ibid., 961). Le lundi 30 du même mois, il s’embarqua à Sandwich sur un navire appelé la Grâce de Dieu (Ibid., 962).

[165] L’ordonnance par laquelle Édouard III institua le jeune Richard, fils d’Édouard prince de Galles, gardien du royaume d’Angleterre pendant son absence, est datée de Sandwich le mardi 31 août (Ibid.).

[166] Jean, duc de Lancastre, qui s’intitulait roi de Castille et de Léon à cause de son mariage avec la fille aînée de D. Pèdre, était monté sur le même navire qu’Édouard III son père.

[167] Edmond, comte de Cambridge et ensuite duc d’York.

[168] Thomas de Woodstock, duc de Buckingham et ensuite de Gloucester.

[169] On vient de voir que l’embarquement eut lieu, non à Southampton, mais à Sandwich.

[170] Embarqué à Sandwich dès le 30 août, Édouard III dut mettre à la voile dans les premiers jours de septembre; il était rentré au palais de Westminster le 28 octobre suivant (Ibid., 963).

[171] Le but spécial de cette expédition navale était, en effet, de débloquer la Rochelle et d’obliger les Français à lever le siège de cette ville (Thomæ Walsingham, Historia anglicana, éd. Riley, 1863, I, 315). Il en faut conclure que le blocus de cette place par mer et sans doute aussi par terre avait dû commencer dès le milieu du mois d’août 1372.

[172] La trêve expirait le 30 novembre, ainsi que nous l’avons établi plus haut, non le 29 septembre.

[173] La pensée ou du moins la pensée première d’Édouard III, lorsqu’il avait mis à la voile au commencement du mois d’août, avait été de porter secours aux bourgeois de la Rochelle et non aux gens d’armes enfermés dans Thouars. Le prince de Galles, malgré son état maladif, avait voulu accompagner son père dans cette expédition navale qui avorta si misérablement après avoir coûté au trésor anglais plus de neuf cent mille livres.