Un soir de ces rares jours que je ne laissais pas écouler anonymes, comme les milliers d'autres, mais que je rebaptisais de leur nom d'Europe, tant ils apportaient les goûts et jusqu'aux habitudes d'un jour précis, le troisième ou quatrième soir dans l'île où j'aie désiré boire du vin gris, manger des éclairs, danser la polka piquée, un samedi soir enfin, il me sembla voir remuer au large. A l'extrême bord de l'horizon, d'un flot à un flot tout proche, une forme avait couru et plongé, comme un rat à Paris d'une grille d'arbre dans la grille voisine. Si l'on ne nous avait appris, dès le certificat d'études (et en nous le faisant copier vingt fois comme la chose la plus utile, avec la distance de la terre à la lune, aux petites filles de Bellac),—que l'on voit toujours les voiles ou la mâture d'un navire avant sa coque, j'aurais juré voir un navire. Si l'on ne m'avait pas répété, dès le brevet simple, que l'espoir élargit les clavicules, dilate les vaso-moteurs, j'aurais juré, mes épaules soudain tombantes, mes artères soudain comprimées, que je venais d'être traversée par l'espoir. Je me retournai vers l'île, la regardant comme le visage d'un ami, dans une forêt, quand on entend marcher, mais l'île jamais n'avait paru plus calme. A moins d'une hypocrisie incroyable de l'île, je m'étais trompée. Toutes ces manettes, tous ces manomètres dont je vous ai parlé tout à l'heure indiquaient la sérénité, la paillette du rocher Rimbaud étincelait, la petite feuille était immobile. Je me calmai: je descendis prendre mon bain du soir. Soudain je dus regagner la lagune, prendre pied au plus vite, courir jusqu'à la grève, comme si la mer était subitement devenue un danger. Là-bas avaient résonné deux coups de canon…
Je n'avais jamais entendu le canon, mais c'était bien lui. Moi seule d'ailleurs, l'Européenne, j'avais été atteinte par cette décharge. Rien ne bougeait dans l'île. C'était maintenant la nuit complète. Les oiseaux, la tête sous leur aile, n'avaient rien entendu… Ainsi des hommes étaient là! j'avais envie de ne pas attendre le jour, de nager aussitôt vers eux, de me donner au kouroshivo comme on se donne au train omnibus par dépit d'attendre le rapide.—Était-ce un signal? Tout un navire tirait-il pour me demander conseil? Étais-je le seul recours de cent marins, de cent détresses… Soudain je vis deux lueurs, et j'attendis, en comptant avec plus d'angoisse que dans l'attente de deux obus;—et les deux coups m'arrivèrent!
Puis ce fut quatre, ce fut six, puis un silence. Puis vingt, trente: les lueurs des deux coups nouveaux s'appliquaient juste sur les deux coups derniers, et j'entendais, et je voyais, avec la même vitesse. Puis cinquante, puis cent; on essayait sur le ciel toute la boîte d'allumettes… puis un silence. Parfois un coup unique dont je n'avais pas vu la lueur, bien que mes yeux n'eussent pas quitté l'horizon. Toute l'île maintenant était éveillée. Il faisait clair de lune, tous les oiseaux volaient, les oiseaux de jour en longues bandes heurtaient les oiseaux de nuit stupéfaits; leurs couleurs que je voyais toujours isolées et à la même altitude, confondues et déséquilibrées; les oiseaux aquatiques planant dans le ciel, les oiseaux-mouches se posant, pour la première fois le corbeau orange descendant jusqu'à moi. Jamais kaléidoscope ne fut mieux secoué que mon île cette nuit-là; pas une des combinaisons ne fut oubliée. Une fusée monta, d'abord dédoublant les étoiles, puis dédoublant la nuit. La dernière fois que j'avais vu une fusée, c'était du toit avec Ceorelle, le jour du 14 juillet. Peut-être était-ce encore fête? Ou un fils de roi était-il né, ou deux jumeaux, car l'on avait tiré plus de cent une fois… Soudain, la gerbe d'un projecteur se promena sur les flots, avec quelle lenteur, s'immobilisa bêtement sur de petits remous qui m'étaient familiers et que je savais à peine creux d'un mètre, tourna et retourna autour d'une écume comme un cheval autour d'un chapeau, enfin atteignit l'île. Il resta figé une minute, hébété d'avoir heurté une masse solide; je courus vers lui, effleurée par les oiseaux qui le fuyaient, tendant la main comme un naufragé vers une corde; il bougeait de quelques mètres, je regagnais à nouveau le centre de la gerbe, je me faisais traverser par le rayon du milieu, j'agitais les bras, je me débattais, je criais. Mais, comme le regard d'un ami vous touche dans une foule et ne vous reconnaît pas, vous voit toute nue vous débattre, agiter les bras et ne vous reconnaît pas, il s'éleva soudain, se redressa comme la cheminée d'un navire qui a passé sous un pont, se redressa de toute sa taille sous cette arche obscure, et s'éteignit.
En vain j'avais essayé avec ma loupe d'allumer une écorce à cette lueur. Il me fallait pour faire un feu attendre le soleil… Soudain un dernier coup de canon retentit, plus lointain, mais plus sec. Une sorte de coup de revolver pour achever une bête morte, un homme fusillé: le premier que je compris… Le premier qui m'annonça que les rois n'avaient pas de fils, les capitaines pas d'anniversaires, la France pas de 14 juillet… qu'il y avait la guerre!
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C'est avec le premier rayon de soleil que mon feu fut allumé, le plus pur rayon, le plus froid, mais j'avais préparé mon bûcher de feuilles sèches, d'amadou, de liège. Il flamba. Pour la première fois je laissais la flamme mordre sur les arbustes, les gazons voisins… J'étais prête à brûler mon île comme d'autres brûlèrent leurs vaisseaux… Mais du secret terrible de la veille rien ne transparut sur le jour… Les vols d'oiseaux, dégagés de l'écheveau d'hier, étaient redevenus des fils brillants et droits. Un soleil ignorant brillait. Les ptemérops, les adjudants avaient tout oublié… Cette peine qui partait de ce matin ne m'était plus commune avec l'île et ses habitants, et je me sentais une nouvelle solitude au cœur même de mon isolement… Ainsi la guerre de son regard avait effleuré l'île, et disparu sur son navire à la dérive, et sans que j'eusse eu besoin de la menacer d'une perche et d'une gaffe, comme j'avais dû le faire pour le couguar sur son radeau!… Et quelle guerre? Quelles nations à marines avaient plongé pour reparaître là, se battre devant un seul témoin, cherchant à meurtrir à coups de canon leurs grandes ouïes? En quelle langue disait-on maintenant: Mon fils est mort, mon père est mort? En quelle langue disait-on: Ils arrivent, ou bien: enfin ils partent? En quelle langue un bègue envoyé aux nouvelles annonçait-il la… la… annonçait-il que l'armée était… était… enfin, tapant du pied, annonçait-il la guerre? A mille lieues d'elle, je me sentais redonnée, comme toutes les femmes, à une masse où les hommes ont le droit de choisir. Quelles races de chevaux, de mulets mouraient de misère et de cruauté? Quelles villes sur des lacs sentaient l'éther et l'iode? Dans quelles gares les duchesses soudoyaient-elles l'employé de la statistique pour qu'il dirigeât sur leur embranchement des blessés sérieux? Je promenais la guerre sur la carte du monde, l'essayant à chaque pays comme un couvercle à une boîte longue ou ovale, et, en forçant, elle allait presque à tous. En quelle langue disait-on: Achevez-moi! J'hésitais à choisir, comme si je donnais par ce choix le signal, j'hésitais entre l'Allemagne et l'Autriche, l'Espagne et les États-Unis. La guerre, qui détachait soudain du blason des grands empires les animaux héraldiques et les faisait pour moi lutter silencieusement à mort, la licorne avec l'ours, l'aigle à une tête avec son collègue à trois têtes!… Puis je pensai, égoïstement, moindre émoi, pire tendresse, que peut-être deux petites nations seulement étaient en guerre, Cuba par exemple avec la Bolivie, le Pérou avec son voisin nord, l'Équateur comme front. Ou, s'il fallait à tout prix y mêler un peuple européen, peut-être n'était-ce que la Norvège contre Panama, le Danemark contre l'Uruguay…—Toutes les capitales, je prononçai leur nom tout haut, cherchant dans l'air un cadenas secret qui remuait parfois, impassible au mot Paris… Oui, c'était bien par le mot Copenhague, le mot Lima que j'ouvrais en moi une citerne de pitié; pauvres Danois, hissant leurs canons pour une dernière résistance sur leur plus haute montagne, haute de cinquante-trois mètres! pauvres mille Liméniennes, quand dans la rue de Lima résonnait le clairon qui annonçait les listes de morts fermant toutes à la même seconde leurs yeux immenses!… Je me calmais un peu à confier la guerre à des mains aussi innocentes… La guerre, qui rend des nations entières ennemies soudain d'une couleur qu'elles éparpillent dans les champs pour l'exterminer, l'Allemagne du rouge garance, la Russie du vert turc, l'Italie du blanc… Tous ces chevaux de cuirassiers qui reviennent, chacun mangeant la queue de son chef de file, et dans l'escadron il n'y a plus de crins qu'aux casques! Tous ces millions d'hommes qui partent, choisissant des armes aseptisées et bien tranchantes, chacun s'encourageant lui-même, comme si chacun avait à se tuer lui-même… Guerre américaine sans doute, mais je n'arrivais pas cependant à calmer en moi l'Europe. Certes je voyais la France en paix, et pourtant je sentais déjà mes sentiments envers les autres pays, envers tous, vaciller, vaciller;—je sentais je ne sais quel poison gagner cet amour que j'avais des Espagnols, cette confiance en les Anglais, cette amitié pour la Bavière, et Madrid et Londres et Munich, toutes rondes sur leurs plateaux, n'étaient plus que les cases d'une roulette effleurée sans cesse par une bille qui touchait maintenant Lisbonne, maintenant Tokyo. Ah! je haïssais ce coup de canon, pour toujours peut-être interrompu, comme la voix d'une femme qui à la minute de sa mort révèle à son mari qu'un de ses amis l'a trompé, meurt juste avant d'avoir avoué le nom, et gâte pour lui, éternellement, la grande et la petite amitié.
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A midi, j'avais l'habitude d'aller au rocher Claudel. Le courant effleurant l'île juste à ce point, tout ce que m'envoyait l'univers abordait là, et je m'y rendais comme à la seule distribution de cette poste, qui jadis m'avait apportée moi-même. Tous les mois, un déchet de l'Europe ou un cadeau presque neuf de l'Océanie m'y attendait, mais le plus souvent je n'en revenais, au bout d'une ou deux heures, qu'avec mon ombre. Ce jour-là justement, collé par le flux au rocher, imposé par une mer insistante, flottait un corps de chien. Il était déjà gonflé. C'était bien cet animal dont le cadavre est le seul cadavre en France que l'on voie couramment, qui y rende le pire destin familier aux enfants, traversant tout Paris, dernière pudeur, toujours par l'arche du milieu. Mais ici, grâce au remous, il s'acharnait à vouloir mettre hors de l'eau, à tirer à sec ce symbole de la mort. Je l'écartai d'autant de coups de gaffe qu'un policeman anglais qui voit un vrai chien vivant aborder en Angleterre. C'était un caniche. Il s'écartait une seconde, puis revenait, dans un mouvement de la mer qui remplaçait sans le savoir le réflexe d'un caniche battu. Il dérivait enfin, quand j'aperçus son collier: je nageai vers lui, défis la boucle, et il s'éloigna, sa mission terminée, qui était de m'apporter ces deux mots incompréhensibles: Volga, Vermeer. Quelques minutes après, une masse plus lourde passa au large, un autre chien, un terre-neuve, qui me donna lui aussi deux mots: Kismet, Bellerophon. Caniches, terre-neuve, races fidèles, qui venaient me chercher jusque-là, et qu'eût escortés sûrement le chien de berger s'il n'avait été retenu au milieu de la Brie par son devoir.
Soudain retentit cet appel de mes oiseaux par lequel ils m'annonçaient qu'un oiseau nouveau avait pénétré dans l'île. Mais au lieu de poursuivre l'intrus de cocotier en baobab par de longs rayons rouges ou verts terminés par les cacatoès nègres, les moins rapides, au bord de la mer ils se pressaient autour d'une épave. Ils la cachaient, mais ils dessinaient autour d'elle une forme. Je voyais, sous tant d'ailes, une statue géante, une personne de tapisserie, mais gonflée et palpitante. A mesure que j'approchais, j'étais moi-même entourée et drapée d'un voile d'oiseaux excités, je devenais une créature géante aussi, aérée, avec au centre un petit corps de femme. J'arrivais. Les premiers de mes perroquets se confondaient déjà avec les perroquets de l'épave. Je me penchai, je rejetai les oiseaux qui la couvraient, avec mes mains, comme une couverture. Je vis une épaule, aussitôt cachée par de nouveaux plumages. Une minute je me battis contre cette enveloppe qui, crevant par places, me laissa apercevoir un genou, puis une main, puis une surface lisse, comme s'il y avait au-dessous un sol humain; puis, j'avais dû toucher l'oiseau-agrafe de cette robe, ils s'envolèrent tous à la fois, et, ce vêtement évanoui, je vis un homme.
Un homme qui m'arrivait nu, comme aux femmes d'Europe un enfant. Le haut de son corps était à sec sur le sable, mais l'eau montait à sa ceinture et par pudeur, en mourant, il avait pu relever jusque-là la mer. Il avait les bras écartés, il semblait cloué par punition sur mon île, l'Océanie voulait faire un exemple. Sur ce corps d'homme, le premier que je voyais, du premier coup d'œil j'étais stupéfaite de déchiffrer sa vie et ses moindres manies! Avais-je donc une telle science des hommes? l'index de la main droite était jaune, c'est qu'il fumait; les talons usés et éculés comme des talons de souliers, c'est qu'il était autoritaire; la bouche ouverte sur le côté, il devait s'amuser à cracher loin; la lèvre supérieure avancée, c'est qu'il était gai, c'est qu'il aimait les calembours; la ceinture plissée et ridée par une vraie ceinture, un gymnaste. Il avait des cheveux roux et ras, la barbe fraîche; on avait prévu la bataille, fait raser et tondre l'équipage. Le nez était cassé; plus tard j'ai songé qu'il devait être boxeur. Sur une de ses hanches, des cicatrices comme des encoches, de son genou à son épaule, comme si un enfant s'était mesuré chaque année à lui. Les lèvres juste closes de celui qui vient de parler, mais le visage dur de qui n'attend plus de réponse: une plaisanterie sans doute sur la torpille qui venait. Je ne sais quoi aussi d'épars jusque sur la poitrine, les mains, qui indiquait la ruse, le mensonge. Mais je ne pensai guère à me demander s'il était imprudent de me donner un maître rusé et menteur, un maître qui crachait, et déjà j'étais courbée sur lui. Je ne pouvais tirer sa langue, car il était impossible d'ouvrir ses mâchoires, ni le suspendre par les pieds, car il était lourd, ni fermer et rouvrir ses bras, déjà trop raides. Une heure je tournai autour de lui, assiégeant ce corps pour lui donner la vie, avec la minutie de celui qui veut tuer une tortue ou une bête à carapace, cherchant un défaut à son armure, essayant de le brûler avec ma loupe, comme jadis un ennemi dans un vrai siège. En vain. Sur le corail où je l'avais tiré, étendu et en croix, il me redonnait seulement à la fois l'étalon de ma religion et de ma race.—Parfois, assise à son chevet, je le gardais comme un typhique. Il me redonnait les vieilles mesures d'Occident pour juger ce monde où j'étais devenue la seule norme, le pouce, la coudée, l'aune. Parfois je le caressais au front comme un fiévreux. Sur son visage les ombres, à mesure que le soleil montait, modifiaient à chaque instant ses traits, sans que jamais cependant il ressemblât à quelqu'un que j'aie connu, épuisant les visages d'une série d'humains que je n'avais jamais rencontrée. Il était couvert de tatouages, d'abord indistincts sur son corps bleuâtre, mais que le soleil révéla peu à peu comme une encre sympathique, et je les lisais à mesure qu'ils apparaissaient sur lui. D'abord son prénom et son nom, cela était anglais, cela était le corps de John Smith. Puis son surnom, cela était, pour les dames, le corps de Johnny. Puis une insulte à qui lirait ses tatouages, mais je ne lui en voulus pas. Puis une phrase de la Bible le dédiant à celui qui fait bondir les montagnes, qui calme les cœurs, cela était l'âme de Johnny Smith. Sur son bras gauche, à côté de trois petites ancres en triangle, marques du vaccin qui libère pour toujours de la misère terrienne, deux mots en caractères anciens, du dix-septième ou du dix-huitième siècle, ROYAL NAVY. Puis là où les tatoueurs s'obstinent à croire qu'est le cœur, juste au milieu du ventre, un cœur grandeur nature avec une flèche. Des noms de femmes épars, Mary, Nelly, Molly, avec des dates et des villes, Mary de Plymouth, Nelly de São-Paulo, Molly de Dakar. Johnny était fidèle aux Anglaises quel que fût le continent. Une des jambes avec le dessin du tibia et du fémur, le pied avec tous les petits os, et, sur la plante, la signature de l'artiste: MACDONALD, TATOUEUR DU ROI, JERMYN STREET. Sur la poitrine en lettres de cinq centimètres le début d'une phrase, I AM, que je parvins à lire toute en retournant la plus lourde page qu'on ait lue en ce bas monde, I AM A SON OF HAPPY LEEDS. Un fils de l'heureuse Leeds, de la riche Leeds, grouillante d'épingles à tête et d'épingles à cheveux plus qu'un divan. Je lisais tout haut, je m'interrompais pour chasser les oiseaux, dans la langue, malgré moi, de Johnny Smith. Je n'ai parlé qu'anglais avec lui. C'est que je voyais l'Angleterre, à genoux devant lui, plus que si mille vaisseaux battant l'Union Jack avaient passé au large… Ainsi, par la loi des probables et des moyennes, c'était un Anglais que m'apportait la mer! Des cadavres flottant sur les eaux, le chiffre des Anglais dépassait au moins d'un celui des marines du monde réunies. La loi des deux tiers valait pour les corps de marins anglais, de chiens caniches anglais, autant que pour les cuirassés. Au premier coup de canon qui déchirait à fond mes flots, John Smith m'arrivait, comme sous la charrue en Berry un crâne gaulois; un corps gonflé, une éponge passée sur l'Angleterre, avec un relent de gin, un buvard sur ces mots de Nelly et de Molly; un de ces corps anglais, d'une densité plus faible que celle de l'eau de la mer, huile calmante qu'on répand autour des bateaux dans la tempête; un Anglais mort noyé… Mais l'idée de John Smith mort noyé, au lieu de troubler, donnait presque autant de calme et de confiance en le destin que celle d'un Florentin mort poignardé ou d'un Suisse mort centenaire.