[Note 76: ][(retour) ] Lettres de Catherine de Médicis, t. X, p. 1 et 2.
[Note 77: ][(retour) ] Sur la duchesse d'Étampes, voir Paulin Paris, Études sur François Ier, 1885, t. II, p. 209 sqq.
[Note 78: ][(retour) ] Lettres de Catherine de Médicis, t. VIII, p. 180.
[Note 79: ][(retour) ] Brantôme, éd. Lalanne, t. VII, p. 344-345.
Elle se plaisait comme lui aux exercices de plein air. C'était un goût qu'elle tenait probablement des Médicis. Son oncle, Léon X, partait tous les ans pour les régions giboyeuses de Civita-Vecchia, de Corneto et de Viterbe avec ses cardinaux favoris, ses musiciens, sa garde et la troupe des piqueurs, rabatteurs et valets, en tout plus de trois cents personnes. Il traquait à cheval les bêtes sauvages, petites ou grandes, non quelquefois sans péril. Dans une de ces battues dont un poète de cour a célébré les incidents dramatiques, le cardinal Bibbiena avait tué d'un coup d'épée un sanglier qui fonçait sur le cardinal Jules de Médicis (le futur Clément VII); le Pape, assailli par un loup, avait été sauvé par les cardinaux Salviati, Cibo, Cornaro, Orsini; l'éloquent général des Augustins, Egidio de Viterbe, avait fait voir qu'il valait «autant par le bras que par la parole»[80]. Avant de quitter l'Italie, Catherine, déjà grande fille, a dû suivre des chasses. Autrement on ne s'expliquerait pas qu'aussitôt arrivée en France, elle ait montré l'ardeur dont parle Ronsard, peut-être avec quelque exagération poétique:
Laquelle (Catherine) dès quatorze ans
Portoit au bois la sagette
La robe et les arcs duisans (convenant)
Aux pucelles de Taygette.
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