[153] Il ne se passe guère de jour où il n'assiste à une comédie, soit française, soit italienne, presque toujours chez la Reine, quelquefois ailleurs, et souvent il voit aussi danser un ballet. D'ordinaire pour l'endormir on faisait jouer du luth par Bailly.
[154] François III, duc de Mantoue, étant mort le 22 décembre 1612, son frère, le cardinal Ferdinand, s'empara de la tutelle de sa nièce Marie: le duc de Savoie, aïeul de celle-ci, en profita pour réclamer le Montferrat; on prit les armes, et les hostilités durèrent jusqu'en 1617. Ferdinand demeura paisible souverain du duché usurpé, se fit relever de ses vœux, se maria deux fois et mourut en 1626 sans enfants. Son frère Vincent, cardinal lui-même, lui succéda.
[155] Il s'agit du mariage de Marie-Félice des Ursins, fille du duc de Bracciano, avec Henri de Montmorency, amiral, décapité à Toulouse, en 1632.
[156] Rongy ou Rungis, dont les sources sont conduites à Paris par l'aqueduc d'Arcueil.
[157] Sur les tapisseries représentant des bergeries (entre autres celle des amours de Gombaut et Macée) se trouvaient des légendes ou inscriptions par fois très-libres, indiquant le sujet.
[158] Malherbe parle de cette imprimerie du cardinal Du Perron dans sa lettre du 13 janvier 1614.
[159] Raymond Phélypeaux, seigneur d'Herbaut et de la Vrillière, né en 1560, trésorier des parties casuelles en 1591, de l'épargne en 1599, puis secrétaire d'État après son frère Paul Phélypeaux de Pontchartrain, en 1621, mort à Suze, le 2 mai 1629. Ce feu, qui représenta un char triomphant qui alla, de l'Arsenal, se poser quai des Célestins, fut fait par Morel, commissaire de l'artillerie, qui s'y défendit lui-même contre des assaillants. Malingre en donne la description. Voy. aussi la lettre de Malherbe du 6 septembre.
[160] Il est à remarquer combien malgré son âge on le traite toujours avec la même rigueur et comme il était resté aussi craintif que quand Mme de Montglat le fouettait.
[161] Madeleine, fille du maréchal de Souvré, mariée à Philippe-Emmanuel de Laval-Bois-Dauphin, morte le 16 janvier 1678, à soixante-seize ans. C'est sa vie qu'a écrite M. Cousin.
[162] Madeleine de Lenoncourt, veuve de Louis de Rohan, duc de Montbazon, et première femme de Hercule de Rohan-Guémené, son frère; elle était fille de Henri de Lenoncourt et de Françoise de Laval-Bois-Dauphin.