[339] C'est celle qui venait d'être fiancée au prince de Joinville. Voy. plus haut la note [333], page 243.
[340] Le duc d'Épernon venait de faire sa soumission.—Le Roi faisait ce voyage pour unir le Béarn à la couronne (édit d'octobre), le mettre sous le ressort du parlement érigé alors à Pau et faire restituer les biens ecclésiastiques usurpés par les huguenots, ce qui causa la guerre de religion de l'année suivante.
[341] Léon d'Albert, seigneur de Brantes, frère du duc de Luynes, marié, en juillet 1620, à Charlotte-Marguerite, fille et héritière de Henri de Luxembourg, duc de Piney, mort le 25 octobre 1630. Elle se remaria avec Henri de Clermont-Tonnerre, et c'est leur fille qui donna les duchés de Piney et de Luxembourg à la famille de Montmorency.
[342] Bassompierre se trompe lorsqu'il dit dans ses Mémoires: «Le Roi finit heureusement l'année 1620 à Paris.»
[343] Albert, archiduc d'Autriche, précédemment cardinal et archevêque de Tolède, marié en 1598, à Isabelle-Claire-Eugénie, fille du roi Philippe II, et gouvernante des Pays-Bas.
[344] Il y a plusieurs jours qu'il visite régulièrement la Reine sa mère.
[345] Guy Bentivoglio, né à Ferrare, en 1579, dont le frère, le marquis Guy, soutint César de Ferrare contre le Pape. Paul V le nomma cardinal pendant sa nonciature en France; tout faisait supposer qu'il remplacerait Urbain VIII sur le trône pontifical, quand il mourut, le 7 septembre 1644, pendant le conclave.
[346] Les vers furent encore rimés par Bordier, auteur du ballet de 1619; c'est sans contredit l'un des plus licencieux de l'époque.
[347] La trêve entre l'Espagne et les États-Généraux expira le 10 avril, et l'archiduc Albert essaya vainement de la proroger; il mourut cette même année, le 13 juillet.
[348] La charge était vacante depuis la mort du duc de Montmorency en 1614; le duc de Mayenne essaya vainement d'empêcher qu'on donnât cette dignité suprême «à un homme qui ne savoit pas ce que pesoit une épée». La cérémonie se fit pompeusement dans la grande galerie, en présence de toute la cour. Après un discours du chancelier, le Roi présenta lui-même au duc une épée nue dont le poignard et le fourreau étaient enrichis de diamants; le duc d'Anjou, frère du Roi, la lui ceignit.